Le spectre de la Russie derrière la campagne d’indépendance en Catalogne

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(ALEXANDER ZEMLIANICHENKO / Getty Images)
Von 13 novembre 2017

Les ministres espagnols des Affaires étrangères et de la Défense ont alerté lundi, lors d’une réunion avec leurs homologues de l’UE, sur des « désinformations » sur internet concernant la crise catalane, originaires selon eux du « territoire russe ».

« J’aborderai la question de (…) comment des désinformations et manipulations se sont développées autour du référendum et des évènements qui ont suivi en Catalogne », a expliqué le ministre des Affaires étrangères Alfonso Dastis, en arrivant à la réunion à Bruxelles.

Les chefs de la diplomatie des 28, qui déjeunent avec leurs homologues de la Défense, doivent notamment débattre des efforts de l’Union européenne pour contrer la « désinformation » venant de Russie, mais également à l’œuvre selon eux dans les pays arabes ou dans les Balkans.

« Il a été prouvé » que la Russie a tenté d’interférer dans la crise catalane sur les réseaux sociaux, a assuré M. Dastis.

« Un grand nombre de ces actions venaient du territoire russe », a abondé la ministre espagnole de la Défense, Maria Dolores de Cospedal. « Nous sommes dans une phase d’analyse et de prospective  » et donc « il ne peut être affirmé avec une certitude totale que c’est le gouvernement russe. Mais elles viennent du territoire russe » et certaines actions ont été « répliquées depuis le territoire vénézuélien », a-t-elle insisté.

« Il y a certaines entités, qui peuvent être publiques ou privées, qui essaient d’interférer dans les politiques nationales, qui essaient d’affecter et de créer des situations instables en Europe, nous avons l’obligation de le dire clairement, pour que l’opinion publique le sache, et de lutter contre cela », a-t-elle estimé.

« Ces situations de désinformation et de manipulation se posent dans d’autres zones, pas seulement sur notre flanc oriental », a indiqué M. Dastis.

Le chef du Parti libéral démocrate de Russie (LDPR) Vladimir Jirinovski dirige un rassemblement en faveur de l’indépendance de la Catalogne devant le consulat d’Espagne à Moscou le 9 novembre 2017.
(YURI KADOBNOV / AFP / Getty Images)

Jusqu’ici, les inquiétudes en la matière provenaient surtout de pays de l’est de l’Europe. Mais depuis les révélations sur la campagne électorale américaine de 2016, que la Russie est accusée d’avoir voulu influencer en faveur de Donald Trump, et après des incidents en Allemagne et lors de la présidentielle française, cette question préoccupe l’ensemble des pays de l’UE.

Les éditions hispanophones des médias russes réputés proches du Kremlin RT et Sputnik ont été accusées notamment par le quotidien El Pais d’avoir fait « campagne » pour « l’indépendantisme catalan ».

La Haute représentante de l’UE, Federica Mogherini, a expliqué lundi tabler sur un soutien des 28 « pour augmenter le budget pour la communication stratégique, particulièrement pour les task force ». Ces deux unités en langue russe et arabe débusquent les « fake news » et répondent aux assertions fausses concernant l’UE sur les réseaux sociaux et dans les médias.

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