« Ce guet-apens a été travaillé, préparé, prémédité » : la colère du père d’Arnaud, l’agent tué dans l’attaque du fourgon dans l’Eure

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Arnaud Garcia, 34 ans, a été tué le 14 mai 2024 lors de l’attaque d’un fourgon pénitentiaire dans l’Eure. (Photo Facebook)
Von 16 mai 2024

Dans l’attaque d’un fourgon qui s’est produite ce mardi 14 mai dans l’Eure, Arnaud Garcia, l’un des deux agents pénitentiaires, est décédé. Son père, Dominique Garcia, est un homme dévasté et en colère.

« Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. J’ai tellement pleuré cette nuit que je n’ai plus de larmes dans mon corps », a déclaré ce 15 mai sur BFMTV Dominique Garcia, qui a perdu son fils unique dans l’attaque au fourgon survenue ce mardi vers 11 heures, au péage d’Incarville (Eure).

« Mon enfant ne connaîtra jamais son père »

Pour Dominique Garcia, ce qui s’est passé ce mardi est « un véritable drame ». Il dit avoir « encore du mal à réaliser » et décrit son fils comme étant « dévoué pour son pays et son métier, qu’il adorait ». « C’est une injustice, on a volé mon enfant », se désole-t-il encore au micro de BFMTV.

Son épouse, « enceinte de cinq mois », est totalement « effondrée ». Elle a dit à son beau-père : « Mon enfant ne connaîtra jamais son père. »

Dominique Garcia a appris la terrible nouvelle ce mardi, par la bouche d’Éric Dupond-Moretti lui-même, indiquent nos confrères du Parisien, qui ont rencontré le père de famille endeuillé ce mercredi matin, à Blangy-le-Château (Calvados) où il réside.

« Il n’y a pas eu de hasard. Mon fils a été assassiné »

Dominique Garcia n’avait plus qu’Arnaud, les deux sœurs aînées de ce dernier étant mortes subitement. Depuis ce 13 mai, le père éploré souhaite que justice soit faite pour son fils. Il se pose également de nombreuses questions et attend surtout des réponses, ainsi qu’il l’a exprimé dans les colonnes du quotidien francilien. Il se demande notamment si toutes les règles ont bien été respectées dans l’organisation de cette escorte et si des membres des équipes régionales d’intervention et de sécurité (Eris) ne devaient pas être présents à leurs côtés.

Il a expliqué que ce jour-là, Arnaud avait remplacé l’un de ses collègues « au pied levé ». Il ne devait donc pas effectuer ce trajet. Ayant été gendarme mobile, Dominique Garcia a pu constater à maintes reprises que la mort « frappait au hasard », toutefois concernant celle de son fils, il n’en était rien. « Là, il n’y a pas eu de hasard. Mon fils a été assassiné. Ce guet-apens a été travaillé, préparé, prémédité », a-t-il martelé.

« Il était heureux d’avoir fait ce choix de carrière »

Selon lui, il est plausible que les personnes de l’entourage du détenu aient été prévenues du rendez-vous qu’il avait ce mardi dans le cabinet d’un juge d’instruction, et ce « plusieurs jours en amont ». De plus, « le trajet emprunté par le convoi pour aller de Rouen à Évreux passait logiquement par ce péage », souligne-t-il.

Arnaud, qui avait rejoint le service des escortes judiciaires du PREJ de Caen début avril, avait auparavant travaillé durant une dizaine d’années comme surveillant pénitentiaire. « Il était heureux d’avoir fait ce choix de carrière. Il voulait de l’action, être à la fois en mouvement et utile auprès des détenus », a expliqué le père du défunt, ajoutant que « cela correspondait aussi à une recherche d’équilibre personnel ». Le futur papa souhaitait en effet « préserver ses week-ends pour aider au mieux son épouse, qui travaille comme aide-soignante ». Un futur qui désormais, ne se réalisera plus.



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