Centre ville de Paris sans voiture : la bataille continue

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La fermeture estivale des berges de Seine ou « Paris plage » rencontre un vif succès chaque année. (MIGUEL MEDINA/AFP/Getty Images)
Von 18 janvier 2017

Anne Hidalgo a réaffirmé récemment sa volonté de piétonisation des berges de la Seine. En plus de la fermeture partielle du quai Georges-Pompidou au trafic routier, la maire a dévoilé une série de mesures devant étoffer l’aménagement de la capitale. L’objectif affiché est de diminuer la place de la voiture individuelle dans le cœur de la capitale et par la même occasion de mettre un frein à la pollution aux particules fines générée par les moteurs à combustion. Du moins dans le centre de Paris.

De nouveaux aménagements dans le centre de Paris

La mairie prévoit la construction d’une ligne de bus tramway à l’emplacement des quais hauts qui longerait les voies sur berge Georges-Pompidou en 2018. Celui-ci devrait être prolongé jusqu’à Saint-Cloud et faire partie des aménagements dans le cadre de la candidature aux Jeux olympiques 2024.

Effet secondaire, les voitures seront totalement bannies entre la place de la Concorde et le bassin de l’Arsenal. Une partie du trafic pourra être reportée à la rue de Rivoli qui passera en double sens, côtoyant une double piste cyclable. Reste cependant la question des 43 000 automobilistes qui avaient l’habitude d’utiliser cet axe quotidiennement et qui doivent adapter leur itinéraire depuis que le tunnel des Tuileries a été fermé à la circulation.

Le projet de voies rapides sur berge avait été inauguré par le préfet de Paris Raymond Haas-Picard en 1967. Totalisant 13 kilomètres de voies, l’aménagement a été justifié par une logique « de faciliter le trafic automobile et supprimer 23 croisements, c’est-à-dire 23 feux rouges ». L’objectif était de faciliter le transit ouest-est dans la capitale et par la même occasion de fluidifier le trafic automobile de plus en plus dense. D’importants travaux avaient été réalisés dont le tunnel des Tuileries d’une longueur de 861 mètres, aujourd’hui fermé à la circulation. À l’époque, les Parisiens avaient exprimé un certain désarroi pour la disparition du charme des berges de la Seine au profit de l’intérêt général et du « tout-voiture ». 50 ans plus tard, les tendances s’inversent.

Des conséquences limitées sur la pollution

Il n’est pas aisé de mettre au placard un demi-siècle de politique d’aménagement territorial, même si la cause est justifiée. Selon Frédéric Bouvier, président d’Airparif, « quand on regarde la fermeture d’un axe, on va avoir les gens qui vivaient au bord de cet axe qui vont être beaucoup moins exposés à la pollution, puisque localement on supprime des sources. Par contre, à l’échelle de Paris ou de l’agglomération, la variation de pollution est tellement faible que ça reste insignifiant pour l’ensemble des Parisiens ».

La mairie de Paris compte beaucoup sur l’ « évaporation » du trafic, à savoir la disparition d’une partie des véhicules lorsqu’un axe routier est supprimé ou fermé, phénomène qui a pu être constaté dans plusieurs villes. Néanmoins, cette évaporation ne concerne pas la diminution du besoin en déplacement des habitants.

Aujourd’hui, on enregistre plus de 15 millions de déplacement quotidiens en voiture en Île-de-France avec une moyenne de 1,1 passager par voiture. Sans une amélioration globale des transports en commun et une prise de conscience collective des usagers, les mesures de piétonisation du centre de Paris n’auront qu’un seul effet : plus de bouchons et donc plus de pollution.



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