C’est la période des courges, mais attention aux variétés amères et toxiques

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(Pixabay)
Von 8 novembre 2023

Comme chaque année en saison automnale, l’Anses alerte sur la toxicité de certaines courges au goût amer.

Citrouilles, potimarrons, potirons ou encore butternuts… les cucurbitacées sont les reines de nos tables en cette période automnale, et même après Halloween !

Peu caloriques, rassasiantes et riches en vitamines, les courges se déclinent en de nombreuses recettes goûteuses et peu onéreuses. Pourtant, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) alerte sur l’existence de certaines variétés au goût amer pouvant « être à l’origine d’intoxication alimentaire parfois grave ».

En effet, si les potirons, citrouilles ou butternuts sont non seulement comestibles et bons pour la santé, certaines courges « contiennent des cucurbitacines, substances très irritantes et amères qui peuvent être responsables rapidement après l’ingestion de douleurs digestives, de nausées, de vomissements, d’une diarrhée parfois sanglante, voire de déshydratation sévère nécessitant une hospitalisation », explique l’Anses dans un communiqué.

Ces substances confèrent au légume une saveur amère et sont persistantes à la cuisson.

Des courges ornementales mais toxiques

Il convient donc de distinguer les courges alimentaires, citées ci-dessus, des courges ornementales comme les coloquintes, toutes considérées comme toxiques. « Vendues dans le commerce, parfois au rayon fruits et légumes, pour un usage strictement décoratif, elles ne doivent pas être confondues avec des courges alimentaires », rappelle l’Anses.

Les cucurbitacines naturellement fabriquées par ces légumes sont en fait destinées à repousser les insectes prédateurs (chenilles…), mais provoquent aussi des réactions chez nous, les humains.

Attention! L’Anses explique aussi que certaines courges cultivées dans le potager familial peuvent aussi présenter cette toxicité et devenir impropres à la consommation. La présence de ces variétés jusque dans les jardins privés résulterait d’hybridations sauvages.

« Ce phénomène se produit lorsque cohabitent des variétés amères et des variétés comestibles, dans un même potager ou dans des potagers voisins, et que les graines sont récoltées et semées d’année en année », explique l’Anses, soulignant ainsi le fait que « les courges non comestibles qui résultent de cette hybridation ont strictement la même apparence que les courges comestibles ! Par contre, elles ont un goût amer, contrairement aux courges comestibles qui ont un goût neutre ou légèrement sucré. »

Selon l’Anses, entre 2012 et 2016, 353 personnes ont présenté des symptômes, prolongés ou prononcés pour 4% d’entre eux (diarrhées sanglantes, douleurs gastriques intenses, déshydratation et/ou hypotension) après une intoxication par des courges amères. Dans 54 % des cas, la courge amère consommée provenait du potager familial.

Comment éviter ce risque d’intoxication ?

Il faut en premier lieu, bien vérifier l’étiquette des courges achetées dans le commerce.

Ensuite, il ne faut pas hésiter à se fier au goût, quitte à « goûter un petit morceau de courge crue » et le recracher, bien sûr s’il est amer.

Il faut également éviter de consommer des courges « sauvages » qui ont poussé spontanément.

Pour les semis, il est aussi conseillé d’éviter de réutiliser les graines des précédentes récoltes, mais plutôt d’acheter de nouvelles graines.

Enfin, en cas d’intoxication, appeler un centre antipoison, le 15 ou le 112.



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