« C’était ma princesse » : aux assises, un père se défend d’avoir poussé sa fille du pont de Saint-Nazaire

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Illustration. (COEX/AFP via Getty Images)
Von 13 mai 2025

Le procès d’un homme accusé d’avoir tué sa fille de 18 ans en la projetant du pont de Saint-Nazaire, en juin 2022, s’est ouvert mardi devant la cour d’assises de Loire-Atlantique. 

Le 28 juin 2022, en milieu d’après-midi, la jeune femme décède après une chute de plus de 60 mètres, depuis le pont qui enjambe l’estuaire de la Loire. Interpellé sur les lieux, son père déclare avoir tenté de la retenir alors qu’elle s’apprêtait à sauter.

Une photo aérienne prise le 20 décembre 2014 montre la Loire et le pont de Saint-Nazaire. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD/AFP via Getty Images)

Des témoins affirment le contraire

Plusieurs témoins affirment au contraire avoir vu l’accusé saisir sa fille par « le bas du corps ou la jambe » et la projeter vers le fleuve.

Quelques minutes avant les faits, la jeune femme avait envoyé un SMS à sa mère, rédigé en lettres capitales : « Papa va me tuer. »

« Je suis innocent, je n’ai pas tué ma fille, j’ai essayé de l’attraper. Je n’ai pas tué ma fille », a répété à l’ouverture de l’audience l’accusé de 47 ans, né en Turquie, en blouson beige dans le box des accusés.

« C’était ma princesse, c’était mon cœur », a-t-il dit, la voix tremblante.

Troubles du comportement et « idées suicidaires »

Le jour des faits, l’accusé était allé en voiture chercher sa fille chez son petit-ami.

D’après l’enquête, la jeune femme entretenait avec ce dernier une « relation semblant toxique ». Ses deux parents ont dénoncé au cours de l’enquête les violences qu’il exerçait sur elle. Ils ont aussi fait état des difficultés auxquelles leur fille était confrontée depuis plusieurs années, notamment son décrochage scolaire et sa consommation de drogues.

Celle-ci souffrait selon l’enquête de troubles du comportement, de « conduites toxicomaniaques inquiétantes » et d’une « tendance autodestructrice ». Elle avait par le passé fait part d’« idées suicidaires » à des proches.

Mais « les semaines précédant les faits semblaient plus favorables pour la jeune fille », a relevé l’enquête.

Le banc des parties civiles vide

Devant la cour d’assises, le banc des parties civiles est vide. La mère de la jeune femme « sait que son mari n’a pas tué sa fille », affirme l’avocat de la défense, Me Franck Boezec, et témoignera lors du procès.

Initialement mis en examen pour assassinat, l’accusé comparaît finalement pour meurtre, la préméditation ayant été écartée à l’issue de l’instruction.

Le verdict est attendu le 19 mai.



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