Chine : accusés d’avoir enfreint les règles anti-Covid, des prisonniers forcés à défiler menottés dans leur ville

Titelbild
Police chinoise. (Photo : Kevin Frayer/Getty Images)
Von 30 décembre 2021

Quatre suspects accusés d’avoir enfreint les règles anti-Covid ont été contraints de parader dans une ville du sud de la Chine, ont rapporté les médias, dont certains fustigent une approche démesurée.

Une procession dégradante. Quatre prisonniers en combinaison intégrale ont été forcés de défiler le 28 décembre dans les rues de Jingxi, près de la frontière du Vietnam, devant une foule nombreuse, a rapporté le quotidien local Les Nouvelles du Guangxi.

Chaque prévenu, menotté dans le dos, était escorté par deux policiers également en combinaison blanche, et portait une pancarte avec son nom et sa photo, selon des images de l’événement, réminiscence des humiliations publiques de la « Révolution culturelle (1966-1976)« .

Les suspects sont accusés d’avoir fait passer en Chine des migrants, en dépit de la fermeture des frontières pour cause d’épidémie du Covid-19- maladie causée par le virus du PCC (Parti communiste chinois).

Une « grave atteinte à l’esprit de l’État de droit »

L’humiliation publique fait partie des mesures disciplinaires annoncées en août par le gouvernement local pour punir ceux qui enfreignent les règles sanitaires.

Le défilé a servi « d’avertissement », se sont félicitées Les Nouvelles du Guangxi.

Mais la mesure s’est attirée les foudres d’autres médias officiels, le quotidien Les Nouvelles de Pékin fustigeant mercredi une « grave atteinte à l’esprit de l’État de droit ».

La Chine a interdit en 2010 ce type d’humiliation publique, après des décennies de campagnes menées par des défenseurs des droits de l’Homme. Mais cette pratique à cependant été remise en place.

Selon des documents des autorités locales du Guangxi, des suspects accusés de contrebande et de trafic d’être humains ont également été exhibés à Jingxi ces derniers mois.

En novembre, un rassemblement similaire avait été organisé en présence de deux détenus en combinaison intégrale, encadrés par des policiers. Un fonctionnaire avait alors lu en public les infractions qui leur étaient reprochées.

 


Rejoignez Epoch Times sur Telegram
? t.me/Epochtimesfrance



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion