Chine: la première « affaire #MeToo » échoue en justice
Une affaire retentissante de harcèlement sexuel en Chine, considérée comme le premier dossier « #MeToo » de l’histoire du pays, a été rejetée tard mardi par la justice.
Zhou Xiaoxuan, 28 ans, avait accusé en 2018 un présentateur vedette, Zhu Jun, de l’avoir embrassée et caressée de force alors qu’elle était stagiaire quatre ans plus tôt à la télévision nationale.
Témoignages similaires sur les réseaux sociaux
Ses accusations avaient déclenché une avalanche de témoignages similaires sur les réseaux sociaux, à l’instar du mouvement #MeToo de dénonciation du harcèlement sexuel dans les pays occidentaux.
Mais après trois ans de bataille juridique, un tribunal de Pékin a estimé mardi qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves pour justifier un procès.
Zhu Jun, présentateur vedette de la télévision nationale chinoise, avait été accusé d’harcèlement sexuel à l’égard d’une stagiaire. Des accusations qui avaient déclenché une avalanche de témoignages similaires sur les réseaux sociaux https://t.co/vpYOJHYg56
— LN24 (@LesNews24) September 15, 2021
« Les preuves fournies par la plaignante Zhou ne sont pas suffisantes pour établir qu’elle a fait l’objet de harcèlement », a résumé dans un communiqué le Tribunal populaire intermédiaire du district de Haidian.
La plainte avait initialement été déposée au nom de l’atteinte à l’intégrité corporelle, mais les avocats de la plaignante avaient ensuite tenté de la reformuler sur la base d’une nouvelle loi anti-harcèlement votée l’an dernier.

-Zhou Xiaoxuan, s’adresse à des journalistes et à des sympathisants devant le tribunal populaire du district de Haidian avant une audience dans son affaire contre l’éminent animateur de télévision Zhu Jun le 14 septembre 2021 à Pékin, Chine. Photo Kevin Frayer/Getty Images.
En Chine peu d’affaires finissent devant la justice
En dépit de cette législation, les Chinoises hésitent le plus souvent à faire état de harcèlement et peu d’affaires finissent devant la justice.
Mme Zhou, qui se présente également sous le pseudonyme Xianzi, réclamait des excuses publiques ainsi que des dommages et intérêts de 50.000 yuans (6.500 euros).
« Que je gagne ou que je perde, je suis très fière d’avoir traversé ces trois années avec tout le monde », a-t-elle déclaré mardi après-midi à ses soutiens en arrivant à l’audience.
China’s #MeToo plaintiff Zhou Xiaoxuan, headed into a second closed-door hearing in Beijing. Zhou said it could be her last time in court in her lawsuit against a prominent state TV host https://t.co/63n0XqpPPP pic.twitter.com/RMflG7Go7T
— Reuters (@Reuters) September 14, 2021
« Xianzi a fait quelque chose de très important »
« J’espère que Xianzi se rend compte qu’elle a fait quelque chose de très important », avait renchéri pour l’AFP une femme se présentant sous le nom de « Lucy ».
En décembre, la première audience avait attiré une foule inhabituelle à l’extérieur du tribunal. La police avait interpellé des reporters étrangers, y compris de l’AFP.
Zhu Jun, lui, n’a assisté à aucune des audiences.
Le mouvement #MeToo censuré par la Chine
Le régime communiste s’est efforcé ces dernières années de censurer le mouvement #MeToo et le compte de Mme Zhou sur le réseau social Weibo a été bloqué.
Chine : la justice valide l’arrestation du chanteur Kris Wu, accusé de viol
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Plusieurs personnalités en vue n’en ont pas moins été mises en cause dans des affaires de harcèlement, dont l’ancien chef de la très officielle Association bouddhiste de Chine et tout récemment la pop star sino-canadienne Kris Wu, arrêté à Pékin le mois dernier sous l’accusation de viol.
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