Chine: plusieurs arrestations d’avocats et militants entre Noël et Nouvel an

Over a dozen Chinese lawyers and activists were detained or went missing in the final days of 2019 in a crackdown on participants of a private democracy gathering, rights groups said Thursday.
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Cette photo prise le 31 octobre 2019 montre Xu Yan (à droite), épouse de l'avocat des droits de l'homme Yu Wensheng, tenant une feuille indiquant: "Je veux demander une rencontre avec le juge Liu Mingwei" et une photo de son mari. Le personnel de sécurité (à gauche) lui demande de s'éloigner à l'extérieur du tribunal populaire de Xuzhou à Xuzhou. Xu, 37 ans, a voyagé une vingtaine de fois de Pékin à Xuzhou dans la province du Jiangsu dans une vaine lutte pour obtenir des informations sur son mari Yu Wensheng qui a été placé en garde à vue l'année dernière. (Photo : NICOLAS ASFOURI/AFP via Getty Images)
Von 2 janvier 2020

Une dizaine d’avocats et de militants chinois des droits de l’Homme ont été interrogés ou arrêtés durant les derniers jours de 2019, en lien avec une récente réunion portant sur la fin du parti unique en Chine, ont indiqué jeudi des ONG internationales.

Le Parti communiste (PCC) au pouvoir ne tolère aucune menace à son autorité. Il a mené plusieurs campagnes d’arrestations contre des dissidents potentiels depuis l’arrivée du président Xi Jinping au pouvoir fin 2012.

La dernière répression en date est liée à une réunion privée organisée en décembre à Xiamen (est), où les participants ont évoqué « la transition démocratique en Chine », a déclaré Wang Yaqiu, chercheuse à l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch, basée à Londres.

La période entre Noël et Nouvel an propice pour arrêter des dissidents

Les autorités chinoises profitent régulièrement de la période entre Noël et Nouvel an pour arrêter des dissidents, en raison du relatif relâchement de la couverture médiatique occidentale durant cette période.

Ding Jiaxi, un avocat radié du barreau, militant anti-corruption et partisan de réformes politiques, fait partie des personnes ayant été détenues depuis le 26 décembre, a indiqué l’association China Human Rights Defenders (CHRD), dont le siège est à Washington.

D’autres figures de la dissidence, comme le militant anticorruption chinois Xu Zhiyong, fondateur d’un mouvement réclamant plus de transparence sur le patrimoine des dirigeants politiques, ou Tang Jingling, un avocat des droits de l’Homme déjà arrêté dans le passé pour subversion, sont injoignables, selon le CHRD.

Une tolérance zéro 

Cette vague d’arrestations montre que les autorités « ont une tolérance zéro, même à l’égard d’une discussion privée sur des questions comme la démocratie et les droits de l’Homme », a indiqué Patrick Poon, chercheur à l’organisation Amnesty International.

Selon CHRD, cinq militants ont subi un interrogatoire à Jinhua, dans la province du Zhejiang (est) le 29 décembre, après avoir dîné avec quelqu’un ayant participé à la réunion, et un avocat a été interrogé à Shijiazhuang (nord) durant le réveillon du Nouvel an.

Contactée, la police n’avait pas répondu dans l’immédiat à une demande de commentaire de l’AFP.



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