Chine : un ex-chef d’état-major condamné à la prison à vie pour corruption

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-Le président chinois Xi Jinping et le général Fang Fenghui, chef de l'état-major de l'armée de libération du peuple chinois, attendent de rencontrer le général Joseph Dunford, président des chefs d'état-major américains, au Grand Palais du Peuple à Pékin le 17 août 2017. Le général Fang Fenghui a été arrêté quelques jours après cette rencontre. Photo ANDY WONG / AFP / Getty Images.
Von 20 février 2019

Un tribunal militaire chinois a condamné mercredi à la prison à vie un ancien chef d’état-major, le dernier haut gradé victime de la campagne anticorruption du président Xi Jinping. Le général Fang Fenghui avait occupé ce haut poste au sein de l’Armée populaire de libération (APL) de 2012 à 2017.

« Il a été condamné à la prison à perpétuité en raison de multiples crimes, pour avoir encaissé et versé des pots-de-vin, et n’avoir pu clarifier la provenance d’énormes sommes d’argent », a indiqué l’agence de presse Chine nouvelle. Fang Fenghui avait été remplacé soudainement en août 2017, alors qu’il recevait encore quelques jours auparavant de hauts gradés américains pour évoquer le dossier de la Corée du Nord.

Depuis l’arrivée à sa tête de Xi Jinping fin 2012, le Parti communiste chinois (PCC) mène une lutte sans merci contre la corruption, endémique parmi les élites.  Les autorités ont notamment dans leur collimateur l’armée, où les pratiques d’achats de postes hiérarchiques grâce à des pots-de-vin, des officiers jusqu’aux hauts gradés, ont longtemps gangrené l’appareil.

Or, le président Xi Jinping, qui a lancé une grande réforme organisationnelle de l’APL, s’est engagé à en faire une « armée de classe mondiale » d’ici 2050. Fang Fenghui faisait partie de la puissante Commission militaire centrale (CMC), présidée depuis 2012 par Xi Jinping,  c’est le plus haut organe politique chinois supervisant l’armée.

Il était l’un des deux plus hauts généraux tombés en disgrâce en 2017. L’autre, Zhang Yang, s’était pendu à son domicile en novembre de la même année après avoir été lui-aussi accusé de corruption. La campagne anticorruption et « disciplinaire » lancée par Xi Jinping a puni au moins 1,5 million de cadres du parti au pouvoir. L’opération est parfois accusée de servir au président chinois à éliminer des adversaires qui s’opposent à sa ligne politique.

D.C avec AFP



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