Christchurch : le mari de l’une des victimes dit pardonner au tireur

Titelbild
Des bougies et des messages écrits à la main sur un site commémoratif au Jardin botanique de Christchurch le 18 mars 2019, trois jours après un incident de tirs dans deux mosquées de la ville qui a coûté la vie à 50 fidèles musulmans. (Photo : MARTY MELVILLE/AFP/Getty Images)
Von 18 mars 2019

Un homme dont la femme a été tuée dans l’attaque d’une mosquée de Christchurch alors qu’elle aidait des fidèles à se sauver a affirmé dimanche qu’il pardonnait à l’auteur de cet attentat qui a fait 50 morts vendredi.

À la question de savoir s’il pardonnait à l’auteur de la tuerie, un suprémaciste blanc australien de 28 ans, Farid Ahmad a répondu : « Bien sûr. La meilleure chose, c’est le pardon, la générosité, l’amour et l’affection, avoir une attitude positive ».

« Je lui dirais que je l’aime en tant que personne », a-t-il dit à l’agence France Presse (AFP). « Je lui dirais qu’il a en lui un grand potentiel pour être une personne généreuse, bonne, capable de sauver des gens plutôt que de les détruire ».

« Je lui souhaite de rechercher cette attitude positive, j’espère et je prie pour lui (…) Je n’ai aucune rancune ».

Quand les tirs ont commencé, sa femme, Husna Ahmad, 44 ans, aidait des fidèles à s’échapper de la mosquée, selon Farid Ahmad qui s’appuie sur le récit de témoins. « Elle criait, ‘Venez par ici, dépêchez-vous’, et elle a emmené beaucoup d’enfants et de femmes vers un jardin à l’abri », a-t-il dit.

« Ensuite elle est revenue pour s’enquérir de mon sort, parce que je suis en chaise roulante, et alors qu’elle s’approchait de la porte, elle a été tuée. Elle était occupée à sauver des vies, sans se préoccuper d’elle-même », a poursuivi cet homme de 59 ans qui, lui, a échappé au tireur.

« L’homme tirait sur la même personne deux ou trois fois, cela nous a probablement permis de nous en sortir… même les morts, il leur tirait encore dessus ».

Il n’a pas vu sa femme quand il a quitté la mosquée et a appris sa mort en voyant sa photographie sur les réseaux sociaux.

D. S avec AFP

Cet article vous a intéressé ? Partagez-le avec vos amis et laissez-nous vos commentaires



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion