Comme tous les ans, l’Iran brûle les drapeaux d’Israël et des États-Unis

Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Téhéran aux cris de "mort à l'Amérique" pour dénoncer la politique "anti-iranienne" du président Donald Trump, devant l'ex-ambassade américaine, marquant l'anniversaire de son occupation en 1979.
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Des Iraniennes brûlent un drapeau américain devant l'ancienne ambassade américaine à Téhéran, la capitale iranienne, le 4 novembre 2017. (ATTA KENARE / AFP / Getty Images)
Von 4 novembre 2017

Comme tous les ans depuis 1979 à Téhéran, des milliers de personnes ont manifesté contre l’Amérique et Israël, deux pays que l’Iran considèrent comme « l’ennemi à abattre » depuis la prise de pouvoir du pays par les Ayatollahs. Les manifestants ont crié « Mort à l’Amérique » devant l’ex-ambassade américaine et brûlé des drapeaux.

Cette célébration annuelle marque le début de l’occupation pendant 444 jours de l’ambassade par des étudiants islamiques, qui avaient retenu en otage plus de 50 diplomates américains en 1979. Cela avait abouti à la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays.

Comme tous les ans, des manifestants ont scandé les slogans « Mort à l’Amérique », « Mort à Israël » et ont brûlé des drapeaux américains.

Pour bien montrer la détermination de l’Iran, ce qui semble être une réplique du missile balistique Gadr, avait été posée sur un camion-lanceur, devant l’enceinte de l’ex-ambassade des États-Unis.

« L’arme des menaces et des sanctions de la part des États-Unis est vouée à l’échec », a affirmé M. Shamkhani, qui a rejeté toute négociation sur le  programme balistique.

« Le peuple iranien considère l’Amérique criminelle comme son principal ennemi et condamne les propos dénigrants du président des États-Unis contre le grand peuple iranien et les Gardiens de la révolution », affirme le communiqué final du rassemblement, lu à la tribune.

Le président américain a récemment durci encore le ton à l’égard de Téhéran, qu’il accuse de semer le chaos au Moyen-Orient. Il a menacé mi-octobre de sortir les États-Unis de l’accord nucléaire « à tout moment », demandant au Congrès de prévoir de nouvelles sanctions économiques contre Téhéran.

Washington a renforcé ses sanctions contre les Gardiens de la Révolution. Le Trésor américain a ajouté mardi les noms d’une quarantaine de personnes morales ou physiques iraniennes à la liste des personnes visées par son programme antiterroriste.

Jeudi, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a répété qu’il ne fallait jamais « oublier que les États-Unis sont les ennemis ». « Céder devant les Américains les rend plus agressifs et insolents. La seule solution est de résister », a-t-il lancé.



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