Condamnation hier de l’influenceuse qui avait ironisé sur la mort d’un bébé israélien
Une femme de 37 ans a été condamnée mercredi à Paris à dix mois de prison avec sursis pour « apologie du terrorisme », après une vidéo en ligne où elle ironisait sur la mort d’un bébé israélien en lien avec l’attaque du Hamas.
Outre sa peine de prison, assortie d’un sursis probatoire pendant 24 mois, la prévenue devra suivre un « stage de citoyenneté » pour s’imprégner des « valeurs de la République », a décidé le tribunal. Elle devra, en outre, verser 1000 euros d’indemnisation et 500 euros de frais de procédure à chacune des six associations de lutte contre le racisme et l’antisémitisme dont le tribunal a retenu la constitution de partie civile.
Leurs avocats s’étaient relayés à l’audience pour fustiger les « paroles infâmes », la « mauvaise foi » et la « désinvolture » de l’instagrameuse.
Rappel des faits
Dans la vidéo litigieuse, la trentenaire avait commenté une information rapportée par un secouriste israélien, selon laquelle un bébé avait été placé dans un four par des membres du Hamas lors de l’attaque du 7 octobre sur le sol israélien. Ce récit n’a toutefois pas été confirmé par les autorités israéliennes.
« À chaque fois que je tombe sur l’histoire du bébé qui a été mis dans le four, je me pose la question s’ils ont mis du sel, du poivre (…), du thym ? S’ils l’ont fait revenir à quoi? », avait lancé dans sa vidéo la trentenaire, qui compte quelque 9000 abonnés.
Lors de son procès, elle avait reconnu s’être exprimée avec « un peu d’ironie » et avoir été « maladroite », mais avait réfuté toute intention de « provocation ». Elle avait expliqué ne pas croire qu’un bébé ait pu être placé dans un four, et qu’elle avait seulement voulu dénoncer une « propagande » et une « manipulation des médias ».
Le tribunal a, en revanche, rejeté la constitution de partie civile du député (apparenté LR) Meyer Habib, proche du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et venu témoigner de son émoi à la barre en novembre. Au-delà de l’« émotion » qu’il a pu ressentir en visionnant la vidéo, M. Habib ne peut se prévaloir d’aucun « préjudice personnel », a estimé le tribunal.
vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.
Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.
Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.
Ihre Epoch Times - Redaktion