Conflit diplomatique à l’ONU : le Niger accuse la France de l’empêcher d’exploiter son uranium

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Le Premier ministre du gouvernement de transition du Niger, Ali Mahaman Lamine Zeine, s'adresse à l'Assemblée générale des Nations unies au siège de l'ONU à New York, le 27 septembre 2025. (CHARLY TRIBALLEAU/AFP via Getty Images)
Von 30 septembre 2025

Le Niger a accusé la France de chercher à freiner l’exploitation et la commercialisation de son uranium à travers des procédures judiciaires internationales.

Cette déclaration a été formulée samedi à l’ONU par le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine.

Conflit autour de la Somaïr

Depuis le coup d’État de 2023, la junte au pouvoir à Niamey est engagée dans un bras de fer avec Orano, géant français de l’uranium. En juin, le régime militaire a nationalisé la Somaïr, filiale du groupe, dont Orano avait déjà perdu le contrôle opérationnel depuis plusieurs mois.

Orano, détenu à 90 % par l’État français, a réagi en lançant une procédure d’arbitrage international contre le Niger.

Décision provisoire du CIRDI

Vendredi, l’entreprise a annoncé qu’un tribunal arbitral, sous l’égide du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), s’était prononcé en sa faveur. Selon Orano, ce tribunal a interdit à l’État nigérien de vendre, céder ou transférer à des tiers l’uranium produit par la Somaïr, considéré comme retenu en violation des droits du groupe.

Ali Mahaman Lamine Zeine a dénoncé cette démarche devant l’Assemblée générale de l’ONU, accusant la France de vouloir « entraîner » son pays « dans des procès interminables pour arrêter l’exploitation et la vente » du minerai.

Ressentiment historique

Le Premier ministre nigérien a affirmé que l’uranium n’avait pas profité à la population : « En un demi-siècle d’exploitation, l’uranium n’a apporté aux Nigériens que misère, pollution, rébellion, corruption, désolation et aux Français, prospérité et puissance. »

Sur les réseaux sociaux, Ibrahim Bana, activiste proche de la junte, a réagi en assurant que la décision du CIRDI « ne remet en cause ni la continuité des activités de la Somaïr, ni la souveraineté du Niger sur ses ressources ». Il a insisté : « L’uranium du Niger appartient au Niger. »

Changement d’alliances

Depuis sa prise de pouvoir, le régime militaire s’est détourné de la France, ancienne puissance coloniale, pour se rapprocher de nouveaux partenaires, notamment la Russie et l’Iran. En juillet, Moscou avait exprimé son intention d’exploiter l’uranium nigérien.

Avec AFP



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