Constitution du gouvernement : Michel Barnier poursuit ses consultations

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(Photo SEBASTIEN SALOM-GOMIS/AFP via Getty Images)
Von 10 septembre 2024

En parallèle de la constitution de son gouvernement, Michel Barnier entame mardi une tournée des groupes parlementaires du centre et de droite, dont le soutien ne lui est pas totalement acquis, à commencer par les élus macronistes.

Le Premier ministre est attendu à 19h00 à Rosny-sur-Seine, en clôture de la journée parlementaire des députés Ensemble pour la République (EPR, ex-Renaissance) et de leurs collègues sénateurs.

Un premier test pour le nouveau locataire de Matignon, qui doit s’assurer des appuis suffisants au Parlement avant la bataille du budget. Chef du gouvernement mais pas encore d’une majorité dont il va d’abord jauger les rapports de force.

« Rien ne pourra se faire sans nous »

Mardi, il reçoit coup sur coup Marc Fesneau (Modem), ministre démissionnaire de l’Agriculture, Stéphane Séjourné, également ministre démissionnaire (Affaires étrangères), mais de Renaissance, et Hervé Marseille, le patron des centristes au Sénat.

« Rien ne pourra se faire sans nous », l’a déjà prévenu son prédécesseur Gabriel Attal, désormais à la tête des 97 députés macronistes, qui n’auront à son égard « ni volonté de blocage, ni soutien inconditionnel ».

Les positions sont toutefois plus diverses au sein du groupe, entre l’aile gauche et l’aile droite, et selon que l’on lorgne ou pas un poste ministériel. En partance du ministère de l’industrie pour la vice-présidence de l’Assemblée nationale, Roland Lescure a mis en garde : « Ma confiance ne sera pas automatique » et un durcissement sur l’immigration sera une « ligne rouge ».

D’autres se montrent plus ouverts, à l’image d’un Sylvain Maillard jugeant que « le président de la République a pris du temps pour trouver la bonne personne » et que « maintenant il nous faut construire avec lui ».

Quitte à sceller une alliance en entrant au gouvernement ? « Sa composition et sa feuille de route sont indissociables », estime un autre macroniste, Marc Ferracci, qui souhaite que l’équipe comprenne « des gens du bloc central à due proportion de ce que nous représentons à l’Assemblée ».

Les partisans d’Horizons « nombreux à l’aider »

Le Premier ministre a en revanche besoin de savoir à qui il a affaire. De ce point de vue, les dirigeants d’Horizons ont le mérite de parler d’une seule voix. D’emblée, Édouard Philippe a promis que ses partisans seraient « nombreux à l’aider ». Logique, puisque les représentants Horizons reçus dimanche à Matignon sont sortis « confiants au regard des objectifs qu’il se fixe, des grandes idées qui sont les siennes ».

Michel Barnier doit se rendre mercredi à Reims, où le parti fait sa rentrée politique et parlementaire. Sa visite est aussi prévue chez les 36 députés MoDem, qui se réunissent également mercredi et jeudi à Cély-en-Bière (Seine-et-Marne).

Reste que parallèlement à la composition de son gouvernement, Michel Barnier va devoir faire face à plusieurs écueils, au premier rang desquels l’élaboration d’un budget a priori de rigueur alors que le déficit français s’est creusé. Selon le rapporteur général du Budget, Charles de Courson pour qui « la situation politique actuelle » rend « impossible » l’objectif affiché de ramener le déficit public à l’équivalent de 3% du PIB d’ici 2027.

Autre pression politique, celle de la motion de censure que la gauche entend déposer dès l’ouverture de la session parlementaire début octobre, comme l’a confirmé sur France 2 le coordinateur national de la France insoumise (LFI) Manuel Bompard. Celle-ci a cependant peu de chances d’être adoptée car le Rassemblement national (RN) a fait savoir qu’il ne la voterait pas.

Un signal positif du président LR du Sénat Gérard Larcher

Malgré tout, l’agenda du Premier ministre pourrait encore faire une place aux journées parlementaires de sa propre famille politique, Les Républicains (LR), qui a eu l’idée de se retrouver jeudi et vendredi à Aix-les-Bains, dans son fief savoyard.

Un signal positif est venu lundi soir du président LR du Sénat Gérard Larcher qui a ouvert largement la porte d’une participation du parti de droite à l’équipe Barnier. « Le Premier ministre me semble avoir fait siennes nos propositions et je crois que nous pourrons participer au gouvernement », a-t-il affirmé au Figaro.

« Personne n’a la majorité, le pays est très lourdement endetté, il y a des fractures dans ce pays qui sont abyssales : il faut qu’on se retrousse les manches pour, au moins pendant quelque temps, réussir à sauver le navire France », a résumé mardi la porte-parole de LR Florence Portelli sur France Info.

Car l’homme fort de la droite, Laurent Wauquiez, avait prévenu après un premier échange à Matignon vendredi que ses 47 députés ne joueraient le jeu « que sur un programme » reprenant ses priorités – en particulier en matière d’immigration et de sécurité – « et rien d’autre ».



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