Contrôle technique: pourquoi de plus en plus d’automobilistes font l’impasse
D’après le baromètre réalisé par 40 Millions d’automobilistes et Autovision, de moins en moins de propriétaires envoient leurs vieux véhicules au contrôle technique. Un choix dangereux, qui s’explique néanmoins par des budgets restreints.
Au volant, il arrive de croiser des véhicules dans un état tel qu’on se demande comment ils peuvent encore rouler. Malheureusement, ces vieux tacots tendent à se multiplier sur les routes françaises, d’après le baromètre du contrôle technique réalisé par l’association 40 Millions d’automobilistes et Autovision.
Les résultats mettent en évidence que l’âge moyen des véhicules contrôlés dans le deuxième réseau de centres de l’Hexagone rajeunit: 16,8 ans en 2019 contre 13,4 ans l’année dernière. De même entre 5 et 7%, c’est le nombre de véhicules en France qui ne passent plus le contrôle technique, déplore le directeur général d’Autovision, Bernard Husser.
« Sur 20 millions de véhicules qui passent dans les centres chaque année, c’est gigantesque, estime-t-il. Et malheureusement, ce sont souvent ceux qui en ont le plus besoin… » Et à mesure que les voitures contrôlées vieillissent, le parc automobile vieillit, selon les chiffres de l’Organisme technique central du contrôle technique des véhicules (Utac-OTC). Il passe de 11,2 ans à 12,5 ans.
Les conducteurs n’ont pas les moyens
Le délégué général de 40 Millions d’automobilistes, Pierre Chasseray, s’inquiète fortement du taux d’évitement du contrôle technique par une grande partie des propriétaires de véhicules anciens « par crainte de voir leur voiture immobilisée ». « Il est extrêmement dangereux, pour soi et pour les autres, de rouler avec de tels problèmes », souligne Pierre Chasseray auprès du Parisien.
Le contrôle technique est obligatoire. S’il n’est pas réalisé à temps, l’automobiliste s’expose à une amende de 135 euros et le véhicule peut même être immobilisé si l’inspection n’a pas été réalisée depuis plus de quatre ans. En réalité, les automobilistes sont surtout frileux à l’idée de devoir financer des réparations. À cause de l’inflation et de la baisse du pouvoir d’achat, les prix (en hausse) pratiqués par les garages poussent à ce genre de comportement. Pierre Chasseray dénonce « un mauvais calcul ».
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