Un collectif de médecins réclame de pouvoir prescrire de l’hydroxychloroquine contre le coronavirus

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Plaquettes de Nivaquine et de Plaqueril, ce dernier médicament contenant de l'hydroxychloroquine (GERARD JULIEN/AFP via Getty Images)
Von 2 mai 2020

Le collectif « #covid19-laissons les médecins prescrire » demande, dans un rapport rendu public ce jeudi 30 avril, que l’on rétablisse la liberté de prescription de l’hydroxychloroquine aux médecins de ville, un traitement défendu par les équipes du professeur Raoult à Marseille.

« Les médecins ont été choqués par cette atteinte à la prescription », se souvient le Dr Violaine Guérin, endocrinologue à Paris, et initiatrice de l’étude.

Le fait qu’une molécule vieille de 50 ans et qui au mois de janvier se trouvait encore en libre service dans les pharmacies a étonné de nombreux médecins de ville.

« La mise à l’écart et d’une façon si brutale d’une molécule préconisée par une équipe française de renommée mondiale a suscité les plus vives interrogations », explique le collectif, cité par France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Les médecins du collectif ont publié les résultats d’une étude rétrospective menée chez 88 personnes infectées par le SARS-CoV-2, principalement des médecins et leurs proches.

Pour l’étude, des patients ont été répartis en trois groupes. Un tiers a suivi le traitement standard à base de paracétamol ;  un tiers a pris de l’hyxodrychloriquine ; un tiers a suivi le protocole du Pr Raoult associant l’hydroxychloroquine à l’antibiotique azithromycine.

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Le critère principal d’évaluation était la durée de résolution des symptômes, selon Le Quotidien du médecin.

Les médecins du collectif réclament au gouvernement la remise en vente sous prescription du médicament Plaquénil, qui contient de l’hydroxychloroquine, toujours disponible pour les malades chroniques comme la polyarthrite rhumatoïde par exemple, mais interdit depuis fin mars pour tous les autres patients.

D’après le collectif, la charge virale du virus est également diminuée grâce à ce traitement. C’est pourquoi ils préconisent de pouvoir le prescrire de manière préventive dans les départements classés en zone rouge.

« Il n’y a eu aucun problème majeur de tolérance pour les 88 patients traités », dit en conférence de presse Dr Violaine Guérin.

Selon le collectif, il s’agit d’un traitement sûr.

« On ne peut pas dire aujourd’hui qu’il n’y ait aucun traitement à proposer », affirment les membres du collectif.



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