Côtes-d’Armor : 80 bovins, affamés et abandonnés, retirés à leur éleveur

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Illustration (Pixabay)
Von 26 février 2021

Vendredi 20 février, dans une exploitation près de Guingamp dans les Côtes-d’Armor, plus de 80 vaches laitières affamées ont été saisies par les services vétérinaires du département, avec le soutien de l’association OABA (Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs).

C’est après plusieurs heures d’un travail acharné qu’une quinzaine de bénévoles de l’association OABA ont pu procéder au retrait de plus de 80 bovins dans une exploitation agricole entre Guingamp et Morlaix, en vue de les transporter dans l’une des trois fermes partenaires de l’association en Bretagne, relate France 3 Régions.

Une opération de saisie des animaux réalisée sur décision du procureur de la République, à la suite d’un procès-verbal des services vétérinaires de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) des Côtes-d’Armor. En effet, lors d’un contrôle réalisé quelques jours auparavant, les services vétérinaires avaient conclu à la nécessité de saisir les animaux maltraités de cette ferme.

Sur place, en plus des 80 vaches laitières affamées, un cadavre de cheval et 5 autres de vaches avaient été découverts. Selon Frédéric Freund, directeur général de l’OABA, tous les bovins étaient « visiblement malnutris, à l’agonie, sans foin à manger et dans une ferme sale et laissée à l’abandon ».

Selon lui, « l’éleveur n’ayant pas fait les bons choix au bon moment pour son troupeau et n’ayant pas écouté les bons conseils, était dépassé par la situation et certainement dans le déni ». L’homme, visiblement « perdu psychologiquement », voulait même s’opposer à la procédure de retrait. Le jour même, en présence des gendarmes, il a été emmené par les pompiers puis hospitalisé.

« Un schéma que l’on retrouve trop souvent : les animaux ne vont pas bien, car l’éleveur ne va pas bien », a résumé Frédéric Freund.

Pour Frédéric Freund, ce problème n’est pas un cas isolé et devient même préoccupant. « En 2020, 1 784 bêtes ont été retirées pour 35 affaires. Et 2021 s’annonce bien pire, puisque l’on en est à plus de 700 bêtes et 7 affaires alors que le mois de février n’est pas encore terminé », a-t-il déploré.

Une augmentation des interventions qui s’expliquerait par « les difficultés économiques du monde agricole qui engendrent une détresse humaine qui se traduit parfois par une souffrance animale », a indiqué Frédéric Freund. Pour éviter que ce problème s’envenime, l’OABA a alerté le ministère de l’Agriculture sur l’urgence de la situation. Malheureusement, cela n’a rien donné.

« On a une crise agricole qui dure et perdure, et certaines exploitations qui ont tenu le coup il y a 2 ans ont encore tenu le coup l’année dernière et là, cette année, après 3 ans de sécheresse en plus, avec une tonne de paille à 140 €, soit 3 à 4 fois plus cher que d’habitude, et des prix de vente des animaux qui sont parfois en dessous du prix de revient… hé bien, ces exploitations ne tiennent plus. Leur trésorerie est exsangue. Les éleveurs ne peuvent alors plus acheter de paille, de granulés et de foin, et c’est alors la cata », a expliqué Frédéric Freund.

De plus, selon lui, « avec ces temps difficiles, les propriétaires s’habituent à voir leurs bêtes amaigries et pour eux cela devient la norme, ils ne voient plus le foin pourri ou l’eau croupie ». Pris au piège du déni, « ils sont sur une autre planète et ils ne réalisent pas non plus l’évolution des attentes de la société », qui est beaucoup plus attentive au bien-être animal qu’il y a quelques années.



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