L’exécutif ne veut plus verser la prime de Noël aux foyers sans enfant
Actuellement fixée à 150 euros pour une personne vivant seule, cette allocation voit son enveloppe budgétaire menacée de réduction. Le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, a défendu cette orientation lors d’une intervention radiophonique mardi, invoquant les contraintes budgétaires nationales.
« Générosité maximale » : l’argument du gouvernement
Selon le ministre, l’Hexagone aurait atteint les limites de sa capacité redistributive. « L’État français a été très généreux », a-t-il affirmé sur France Inter, plaidant pour un « recentrage » des dépenses publiques. Jean-Pierre Farandou reconnaît néanmoins le caractère potentiellement « agressif » de cette mesure, tout en se déclarant disposé à revoir sa copie si l’équilibre des finances de la Sécurité sociale peut être préservé.
Cette justification peine toutefois à convaincre l’opposition de gauche, qui y voit une attaque directe contre les plus démunis de la société française.
L’indignation de La France insoumise face à une mesure « ignoble »
Manuel Bompard, coordinateur de LFI, n’a pas mâché ses mots en qualifiant la proposition d' »ignoble ». Il souligne que les allocataires sans enfant disposent eux aussi d’un cercle familial et que cette réforme les priverait injustement d’un soutien financier essentiel en période de fêtes.
Son collègue député Hadrien Clouet a dressé un portrait saisissant des conséquences concrètes lors d’une conférence de presse. Les personnes célibataires, celles dont les enfants sont devenus autonomes, se verraient amputées de 150 euros qui leur permettaient de maintenir un lien social pendant les festivités : rendre visite à leurs proches, offrir quelques présents, organiser un repas de famille.
Une aide historique touchant plus de deux millions de foyers
Instaurée en 1998, cette prime n’avait jamais été remise en question depuis sa création. Elle bénéficie actuellement à plus de 2,2 millions de ménages français. Son montant s’adapte à la configuration familiale : l’année dernière, un couple avec deux enfants percevait environ 320 euros, tandis qu’un parent isolé avec trois enfants recevait 335 euros.
Cette progressivité visait à compenser les charges accrues des familles nombreuses durant une période de dépenses exceptionnelles. La restriction envisagée marquerait donc une rupture significative avec un quart de siècle de politique sociale solidaire, cristallisant les débats sur les priorités budgétaires du pays.
Avec AFP
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