Le courant passe mal à EDF
Depuis plusieurs mois, les mauvaises nouvelles s’accumulent pour le géant de l’électricité français : 4 000 suppressions d’emplois, surcoûts pour le chantier de l’EPR de Flamanville, diminution progressive de la part du nucléaire français… La démission le 1er mars de Thomas Piquemal, ancien directeur financier de la compagnie d’électricité, n’était qu’un pavé de plus dans la mare.
En cause, le financement des deux EPR d’Hinkley Point au Royaume-Uni, pour lesquels EDF prévoyait d’investir 70% de son patrimoine. « Mais qui investirait 70% de son patrimoine dans une technologie dont nous ne savons toujours pas si elle fonctionne ? », a lâché l’ancien directeur financier devant les députés, le 2 mai dernier.
Pour éviter le fiasco financier annoncé, l’État (actionnaire à 85%) a décidé le 22 avril d’injecter 3 milliards d’euros pour la prochaine capitalisation du groupe de 2017. Une nouvelle qui a aussitôt fait chuter le titre de 8% sur les places boursières.
Parmi les autres déconvenues, en 2015, EDF était soupçonné par Bercy d’avoir des filiales à l’étranger à des fins d’optimisation fiscale. Le groupe s’était défendu de telles opérations en Irlande et au Luxembourg : « Il ne s’agit pas d’optimisation fiscale mais d’activités d’assurance liées à nos activités industrielles ». Aux Bermudes, considérées comme un paradis fiscal par la France, EDF justifiait sa participation comme « la plus importante mutuelle spécialisée dans le secteur de l’énergie ». Des expressions rondes révélant des failles dans le système juridique français et des grands groupes jouant aux limites de la légalité.
Pas de quoi rassurer les foyers français, qui ont vu leurs factures augmenter de 30% depuis 2010, et dont il faut prévoir une nouvelle augmentation de 30% d’ici à 2030 selon la Cour des comptes. En cause, un parc nucléaire vieillissant et des investissements massifs pour le rénover.
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