Course contre la montre pour retrouver le submersible parti explorer le Titanic

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Le capitaine Jamie Frederick des garde-côtes américains fait le point sur les efforts de recherche de cinq personnes à bord d'un submersible disparu à environ 900 miles au large de Cape Cod, le 21 juin 2023 à Boston. (Photo Scott Eisen/Getty Images)
Von 22 juin 2023

Des recherches d’ampleur et difficiles se poursuivent dans l’Atlantique Nord pour retrouver les cinq occupants du submersible disparu lors d’une exploration de l’épave du Titanic, et dont les réserves d’oxygène risquent de s’épuiser jeudi.

« C’est un moment extrêmement difficile pour les familles des membres de l’équipage qui a disparu à bord du Titan », a déclaré un capitaine des garde-côtes américains, Jamie Frederick, lors d’un point presse à Boston.

« Il faut rester optimistes et garder espoir », a-t-il ajouté. « Parfois, vous êtes dans une position où vous devez prendre une décision difficile. Nous n’en sommes pas encore là. »

Mais le temps presse. Les réserves d’air respirable devraient s’épuiser jeudi à bord du Titan, petit explorateur en eaux profondes de l’entreprise privée OceanGate Expeditions, porté disparu depuis dimanche.

Des bruits dont on ne connaît la provenance

Des bruits détectés sous l’eau mardi par des avions P-3 canadiens dans la zone de recherche ont suscité de l’espoir et orienté l’armada de sauveteurs dépêchés sur place. Mais « je ne peux pas vous dire ce que sont ces bruits », a indiqué mercredi le capitaine Frederick, après des recherches menées par des véhicules sous-marins télécommandés et un navire de surface équipé d’un sonar.

Surveillance aérienne à l’aide d’avions C-130 ou P3, navires dotés de robots sous-marins : les moyens déployés notamment par les armées américaine et canadienne continuent d’arriver sur le site où est stationné le Polar Prince, le navire duquel est parti le submersible Titan.

L’Atlante, un navire de recherche français de l’Ifremer doté d’un robot capable de plonger jusqu’à l’épave du Titanic, qui gît par près de 4000 mètres de fond, doit arriver sur place. Un bâtiment canadien avec à son bord du personnel médical et une chambre de décompression est également en chemin.

« Environ 40 heures d’air respirable »

Zone de recherche en surface s’étend sur 20.000 kilomètres carrés. « La localisation des recherches, à 1450 km à l’est de Cape Cod (sur la côte nord-est des États-Unis, ndlr) et à 640 km au sud-est de Saint-Jean de Terre-Neuve (au Canada), rend exceptionnellement difficile la mobilisation rapide de grandes quantités d’équipements », a expliqué le capitaine Frederick.

La zone de recherche en surface s’étend sur 20.000 kilomètres carrés. Un Américain, un Français, un Britannique et deux Pakistano-Britanniques ont plongé dimanche vers les abysses à bord du Titan, submersible conçu pour cinq personnes et long d’environ 6,5 mètres.

Le contact avec l’engin a été perdu moins de deux heures après son départ. Mardi midi, les garde-côtes américains avaient prévenu qu’il restait « environ 40 heures d’air respirable » à bord.

De potentielles négligences dans la sûreté

Depuis le début des recherches, dimanche, des détails mettant en cause OceanGate émergent, l’entreprise étant pointée du doigt pour de potentielles négligences dans la sûreté de son appareil de tourisme sous-marin.

Une plainte de 2018 consultée par l’AFP indique qu’un ex-dirigeant de la compagnie, David Lochridge, avait été licencié après avoir émis de sérieux doutes sur la sûreté du submersible. Selon cet ancien directeur des opérations marines, un hublot à l’avant de l’appareil a été conçu pour résister à la pression subie à 1300 m de profondeur, et non à 4000 m.

Le patron d’OceanGate, l’Américain Stockton Rush, est à bord de son Titan. Il a plongé aux côtés d’un richissime homme d’affaires britannique, Hamish Harding (58 ans), du spécialiste français du Titanic Paul-Henri Nargeolet (77 ans), du magnat pakistanais Shahzada Dawood (48 ans) et de son fils Suleman (19 ans), qui ont tous deux également la nationalité britannique. Pour 250.000 dollars, ils se sont engagés dans une exploration des restes de ce qui fut l’une des plus grandes catastrophes maritimes du XXe siècle.

« Chaque heure qui passe est plus angoissante », a déclaré à l’AFP le fondateur et directeur de la Cité de la Mer à Cherbourg, dans l’ouest de la France, Bernard Cauvin, qui a collaboré avec Paul-Henri Nargeolet. « Je connais son professionnalisme, y compris dans la gestion de crise. Psychologiquement et techniquement, il sait tout gérer, il en a vécu bien d’autres », a-t-il ajouté.

Présentation panoramique à 360 degrés de l’épave du Titanic par l’artiste Yadegar Asisi lors d’une présentation à la presse le 27 janvier 2017 à Leipzig, en Allemagne. (Photo Jens Schlueter/Getty Images)

Le Titanic a fait naufrage lors de son voyage inaugural en 1912, après avoir percuté un iceberg, provoquant la mort de près de 1500 passagers et membres d’équipage. Depuis la découverte de l’épave en 1985, scientifiques, chercheurs de trésors et touristes lui rendent visite, entretenant ainsi le mythe.



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