Crise du logement en Espagne : Booking retire 4000 offres à la demande de l’État

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Vanessa Heydorff, directrice générale de la société néerlandaise Booking.com pour la France, l'Espagne et le Portugal, pose pour une photo au nouveau service clientèle de la société néerlandaise Booking.com à Tourcoing, le 4 octobre 2019. (DENIS CHARLET/AFP via Getty Images)
Von 27 juin 2025

La plateforme de réservations d’hôtels Booking.com a indiqué vendredi avoir supprimé près de 2 % de ses 200.000 annonces en Espagne à la demande du gouvernement, qui accusait les logements concernés de ne pas disposer de licences valides.

« À la demande du ministère de la Consommation, nous avons supprimé un nombre très réduit d’annonces en Espagne », soit « 2 % » des logements présents dans son catalogue dans le pays, a assuré la plateforme néerlandaise dans une déclaration transmise à l’AFP.

Pas de « licence valide »

Selon Booking, qui précise disposer d’environ 200.000 logements en Espagne, cette décision a été prise parce que les logements concernés n’avaient pas « fourni de licence valide » pour permettre une location à des fins touristiques.

« Nous avons toujours collaboré – et continuerons de le faire – avec les différentes administrations, tant au niveau national que régional, dans le cadre de nos efforts continus pour contribuer à une réglementation claire et transparente du secteur de la location courte durée », ajoute le groupe.

Le ministère de la Consommation du gouvernement de gauche espagnol s’était félicité jeudi dans un communiqué de la suppression de ces annonces, en évoquant un total de « 4093 annonces illégales » supprimées à la demande des autorités.

L’îles des Canaries particulièrement ciblée

L’essor des logements touristiques est « une des causes des difficultés d’accès au logement rencontrées par des milliers de personnes actuellement en Espagne, notamment dans les zones qui reçoivent le plus grand afflux de touristes », a justifié le ministère.

Selon lui, la majorité des annonces supprimées l’ont été dans les îles Canaries, l’une des régions d’Espagne qui attire le plus de touristes.

Un manifestant (à g.) tient une pancarte sur laquelle on peut lire : « Les îles Canaries ne vivent pas du tourisme, c’est le tourisme qui vit des îles Canaries », lors d’une manifestation contre le tourisme de masse, à Arona, sur l’île espagnole de Tenerife, le 20 octobre 2024. Des milliers de manifestants agitant des drapeaux ont défilé aujourd’hui dans l’ensemble des îles Canaries pour réclamer un changement de modèle face à un tourisme de masse qu’ils estiment écrasant pour l’archipel atlantique. Rassemblés sous le slogan « Les îles Canaries ont une limite », les manifestants, brandissant les drapeaux blanc, bleu et jaune des Canaries, ont défilé devant des touristes installés aux terrasses à Playa de las Américas, avant de se rassembler sur la plage en scandant « Cette plage est à nous », sous les regards de vacanciers allongés sur des transats à l’ombre des parasols. (DESIREE MARTIN/AFP via Getty Images)

Airbnb également visée par les autorités

En mai, le ministère avait demandé à la plateforme Airbnb de retirer 65.000 annonces de logements touristiques, estimant qu’elles enfreignaient la réglementation relative à la publicité de ce type de résidences.

Airbnb avait contre-attaqué en assurant dans un communiqué que le ministère « n’était pas compétent pour faire respecter des régulations en matière d’hébergements touristiques » et en promettant de contester cette décision en justice.

Jusqu’à présent, cependant, la justice a rejeté deux recours d’Airbnb contre ces demandes.

Selon l’Institut national des statistiques (INE), l’Espagne compte actuellement 368.000 hébergements touristiques.



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