Gérald Darmanin demande l’«expulsion systématique de tout étranger considéré comme dangereux»

Titelbild
(Photo LUDOVIC MARIN/AFP via Getty Images)
Von 16 octobre 2023

Le ministre de l’Intérieur a demandé samedi l’« expulsion systématique de tout étranger considéré comme dangereux par les services de renseignement », au lendemain de l’assassinat de Dominique Bernard, professeur poignardé à mort par un jeune Russe radicalisé, ancien élève du collège-lycée d’Arras.

Concernant les étrangers, « la ligne de fermeté est extrêmement claire », a déclaré Gérald Darmanin, lors d’une conférence de presse. « Identification partout sur le territoire national de ceux qui sont dangereux, retrait systématique du titre de séjour pour ceux qui sont étrangers, expulsion systématique de tout étranger en effet considéré comme dangereux par les services de renseignement », a-t-il énuméré.

Il a évoqué en particulier les personnes fichées « au sein du FSPRT », le fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, qui compte « à peu près 5100 personnes », en « majorité » des « personnes qui sont françaises », mais également des étrangers en situation régulière ou irrégulière.

« Nous allons mardi réunir les groupements qui permettent, pour l’ensemble des services de l’État, d’évaluer les personnes qui sont sur leur territoire, de les classer comme étant dangereux, et évidemment de pouvoir procéder à leur expulsion », a indiqué M. Darmanin, tout en rappelant que « plus de 800 étrangers radicalisés » avaient été expulsés du territoire national depuis 2017.

Concernant ceux en situation régulière, « j’ai demandé de retirer systématiquement les titres de séjour des personnes qui sont dans ce fichier FSPRT et qui représentent une menace pour notre pays. Beaucoup sont en procédure auprès des tribunaux, sans doute faut-il une nouvelle fois repasser (au crible) l’intégralité des personnes, quel que soit leur statut – protection asilaire, titre de séjour – et quel que soit évidemment leur âge, puisque nous constatons aussi le rajeunissement extrêmement important des personnes qui sont radicalisées », a ajouté le ministre.

Expulsion des « citoyens russes qui sont fichés S »

M. Darmanin a par ailleurs annoncé avoir reçu l’autorisation du président de la République Emmanuel Macron pour reprendre les discussions (très limitées depuis l’invasion de l’Ukraine) avec les autorités russes « pour expulser dans leur pays d’origine les citoyens russes qui sont fichés S ».

Il y a une « petite soixantaine de fichés S de nationalité russe », a dit le ministre. « Une quarantaine sont soit en prison, soit privés de leur liberté », a-t-il énuméré. Une « vingtaine sont donc expulsables, si nous nous mettons d’accord avec les autorités russes », a-t-il ajouté. « Je vais adresser dans quelques heures ces noms aux autorités pour pouvoir reprendre les expulsions » de ces personnes, a-t-il ajouté.

Mohammed Mogouchkov, fiché S âgé de 20 ans, en garde à vue depuis samedi après l’attaque terroriste à Arras (Pas-de-Calais) qui a coûté la vie à un enseignant de 57 ans, Dominique Bernard, et blessé trois autres personnes, est né selon l’administration française dans la république russe à majorité musulmane d’Ingouchie en 2003 et est arrivé en France en 2008.

Il était suivi depuis l’été par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), qui l’avait interpellé la veille des faits pour vérifier notamment s’il n’avait pas d’arme sur lui.



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion