Le déclin de l’emploi industriel en France
Nous abordons le troisième volet de notre série sur Territoires, emploi et mondialisation. L’industrie manufacturière en France est, sans surprise, l’activité qui a le plus souffert de l’exposition à la mondialisation (1).
La désindustrialisation du territoire
Évolution de l’emploi salarié dans l’industrie manufacturière entre 2004 et 2013. Source : Insee, Connaissance locale de l’appareil productif.
L’emploi industriel est moins concentré que celui des services mondialisés : il domine parmi les emplois exposés dans trois quarts des zones. Il n’a progressé que dans 35 zones d’emploi sur les 304 que distingue l’Insee : ce sont des zones de « résistance industrielle ». On y trouve par exemple Toulouse (aéronautique) mais aussi Sablé-sur-Sarthe (agroalimentaire) ou encore Bagnols-sur-Cèze dans le Gard (métallurgie). La désindustrialisation n’en touche pas moins la plupart des zones d’emploi. Sans surprise, les bassins traditionnels de l’industrie française (Hauts-de-France, Grand-Est, et île-de-France) sont en proie aux plus profondes restructurations, alors que l’emploi industriel résiste davantage dans l’Ouest.
Mercredi 7 juin prochain, quatrième et dernier volet de notre série data sur Territoires, emploi et mondialisation.
(1) La concurrence internationale n’est pas le seul déterminant du repli de l’emploi industriel en France. Voir à ce sujet : Lilas Demmou, « Le recul de l’emploi industriel en France entre 1980 et 2007 ».
Philippe Frocrain, Doctorant en Économie, Mines ParisTech – PSL et Pierre-Noël Giraud, Professeur d’Economie, Mines ParisTech – PSL
La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.
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