Découverte de «taupes dorées» disparues depuis 1936 en Afrique du Sud
Les scientifiques l’avaient crue disparue à jamais : des traces de la « taupe dorée », petit animal aveugle au pelage irisé mais à l’ouïe hyper développée, ont été retrouvées pour la première fois après 87 ans d’absence, en Afrique du Sud.
Une équipe de chercheurs d’une ONG locale et de l’université de Pretoria, lancés sur la piste du mammifère insectivore depuis 2021, ont annoncé mardi dans un communiqué avoir repéré deux spécimens de l’espèce connue pour « nager » dans le sable, sur les plages autour de la petite ville portuaire de Port Nolloth (nord-ouest). L’animal avait été vu pour la dernière fois, de mémoire de scientifiques, en 1936.
Des chercheurs ont retrouvé la trace en Afrique du Sud d’une discrète espèce – la #taupe dorée de Winton – perdue pour la science depuis 1936. https://t.co/LLkdz05ShN pic.twitter.com/aEpleYbGqd
— RTSinfo (@RTSinfo) November 29, 2023
La tâche pour les conservateurs et généticiens a été rude : « Jusqu’à 18 kilomètres d’habitat creusé dans les dunes » ont été fouillées chaque jour, a raconté à l’AFP Esther Matthew, responsable de terrain pour l’ONG sud-africaine Endangered Wildlife Trust (EWT).
L’ADN pour détecter la présence de l’animal
Scientifiquement appelée taupe De Winton, l’animal vit généralement dans des terriers difficilement accessibles à l’homme. Et son ouïe fine, qui lui permet de détecter les mouvements sur le sol grâce aux vibrations, l’a aussi vraisemblablement aidée à fuir les équipes lancées à sa recherche. « Il est également très difficile de trouver la taupe dorée parce que le tunnel qu’elle creuse en nageant dans le sable s’effondre derrière elle. Elle ne laisse alors aucune trace », explique ajoute Mme Matthew.
Les scientifiques ont utilisé l’ADN environnemental pour détecter la présence de l’animal, ramassant les traces génétiques qu’il avait laissées ici et là par inadvertance sous forme de cellules cutanées, poils et sécrétions corporelles.
Localisées grâce à un chien
Les chercheurs ont aussi localisé les taupes grâce à un chien. « C’était comme dans un roman policier, » dit Esther Matthew. Maintenant « qu’on sait que la taupe dorée existe encore, on sait qu’on peut encore la sauver », s’est félicité Devin Murphy, de l’ONG Re:Wild, partenaire des recherches.
La taupe dorée est notamment menacée par les mines et le développement de quartiers résidentiels à proximité des plages, qui empiètent sur leur habitat naturel, dénoncent les défenseurs de la nature.
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