Défense: Macron exhorte à «une industrie en mode économie de guerre» pour les besoins de l’Ukraine et de la sécurité européenne

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Emmanuel Macron et le ministre français des Armées Sébastien Lecornu inspectent un système d'artillerie automoteur Caesar lors d'une visite de la base navale de Cherbourg dans le cadre des vœux du président à l'armée française, le 19 janvier 2024. (CHRISTOPHE PETIT TESSON/POOL/AFP via Getty Images)
Von 19 janvier 2024

« Notre devoir est de rendre leur (Russie ndlr) victoire impossible » a déclaré vendredi Emmanuel Macron. Dans ce but, le secteur de la défense doit passer « en mode économie de guerre » afin de répondre plus rapidement aux besoins de l’Ukraine et de la sécurité européenne. Les industriels devront « gagner en rapidité, en volume et en innovation », en sortant d’une « forme d’engourdissement » qui avait gagné le secteur avant l’invasion de l’Ukraine.

« Nous devons amplifier la transformation commencée » afin de répondre plus vite aux besoins de l’Ukraine dans la guerre contre la Russie, a lancé le chef de l’État aux industriels, lors de ses voeux aux Armées sur la base navale de Cherbourg.

« Une industrie en mode économie de guerre »

« On ne peut laisser penser la Russie qu’elle peut gagner » a déclaré Emmanuel Macron, sinon quel serait « le lendemain européen ? » « Nous ne sommes pas en guerre contre la Russie, mais notre devoir est de rendre leur victoire impossible », a-t-il ajouté. Il en va de la sécurité européenne. Ainsi, la France continuera son aide à l’Ukraine en poursuivant les formations, en l’équipant dans les domaines de l’artillerie, de la défense sol air, et des frappes à distance. Pour cela, « la France à rendez-vous avec son industrie de défense, une industrie en mode économie de guerre » martèle-t-il.

« Je demande à chaque patron d’être totalement concentré sur les enjeux de production et d’approvisionnement. Il ne faut plus jamais se satisfaire de délais de production qui s’étalent sur plusieurs années », a-t-il insisté. « Ce qui est attendu de chacun, c’est au fond de gagner en rapidité, en volume, en innovation », a fait valoir M. Macron afin d’atteindre les objectifs d’«une industrie en mode économie de guerre ».

« Une forme d’engourdissement »

Le chef de l’État a notamment évoqué les « années confortables » qui, parfois, ont provoqué « une forme d’engourdissement satisfait qui nous permettait de conserver un très haut niveau de qualité, très élevé mais cher, coûteux à petit flux, à petite innovation ». Mais « ce monde ne le permet plus », a-t-il argué.

Le président a notamment délivré un satisfecit à l’amélioriation des cadences de production du canon Caesar, du missile Mistral, de l’avion Rafale ou des radars de Thales. Mais « d’autres ont tardé à comprendre le changement de contexte stratégique, l’importance de pouvoir livrer vite » et « ont, depuis un an et demi, manqué parfois des contrats et je le regrette », a-t-il glissé. Le ministre des Armées Sébastien Lecornu avait lui aussi épinglé jeudi « des mauvais élèves », comme pour la production de missiles de défense sol-air Aster par MBDA.

« Le pilotage par les délais est vital », a martelé M. Macron, appelant à ne « plus compter en années mais en mois et semaines ». « Le choix et la maîtrise des coûts est un impératif », a-t-il aussi fait valoir, invoquant le « devoir de citoyen » qui incombe à chacun car « chaque euro de la LPM (loi de programmation militaire, ndlr) doit être utile. »



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