Dégradations à Hong Kong: Pékin dénonce des actes « intolérables »

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-Les manifestants pulvérisent des graffitis sur les murs du bureau de liaison du gouvernement chinois à Hong Kong après avoir participé à une marche anti-extradition le 21 juillet 2019 à Hong Kong, en Chine. Photo par Chris McGrath / Getty Images.
Von , , 22 juillet 2019

Pékin a fermement dénoncé lundi l’attaque la veille de son bureau de représentation à Hong Kong par des manifestants antigouvernementaux, dénonçant des actes « absolument intolérables » et appelant à « punir les coupables ».

L’ex-colonie britannique, rétrocédée à la Chine en 1997 et qui bénéficie d’une large autonomie au sein du territoire chinois, est le théâtre depuis juin de grandes manifestations contre le gouvernement hongkongais. Le mouvement est parti du rejet d’un projet de loi visant à autoriser les extraditions vers la Chine continentale, où la justice est sous l’influence du Parti communiste. Le texte a depuis été abandonné.

Mais les manifestants hongkongais exigent désormais une amnistie pour les personnes arrêtées, le suffrage universel et la démission de la cheffe de l’exécutif local, Carrie Lam. Dimanche, des manifestants ont attaqué le Bureau de liaison du gouvernement central à Hong Kong. Ils ont jeté des œufs et inscrit des graffitis sur la façade du bâtiment, nouveau défi à l’autorité de Pékin après le saccage début juillet du Parlement hongkongais.

Ces agissements « ont sérieusement porté atteinte à l’esprit de l’Etat de droit auquel Hong Kong est fortement attaché et sérieusement blessé l’ensemble du peuple chinois, y compris les sept millions de compatriotes hongkongais », a déclaré à la presse Wang Zhimin, le chef du bureau de liaison. En Chine continentale, le gouvernement et les médias d’Etat ont également condamné les dégradations.

Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang, a dénoncé les dégradations « absolument intolérables » du bâtiment du gouvernement central à Hong Kong. « Nous soutenons les mesures nécessaires prises par le gouvernement hongkongais afin d’assurer la sécurité des organes du gouvernement central à Hong Kong, d’y préserver l’Etat de droit et de punir les coupables », a-t-il martelé lors d’un point presse régulier.

En vertu du principe « Un pays, deux systèmes », Hong Kong jouit en théorie jusqu’en 2047 d’une semi-autonomie et de libertés très étendues n’existant pas en Chine continentale, comme une justice indépendante et la liberté d’expression.  Mais l’ex-colonie est le théâtre d’une forte agitation politique en raison de l’inquiétude générée par l’ingérence jugée grandissante de Pékin dans ses affaires intérieures.

« La violence de certains fanatiques n’a pas véritablement pour but de combattre le projet de loi sur les extraditions (mais) de promouvoir leurs idées politiques », a dénoncé dans un éditorial le journal anglophone officiel China Daily. Pour ce journal, les affrontements à Hong Kong vont à l’encontre de l’opinion de la « majorité silencieuse » hongkongaise qui souhaite avant tout « vivre une vie paisible ».

 

 



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