Démonstration d’unité syndicale face au spectre d’une «liquidation» de Fret SNCF
Les quatre syndicats représentatifs des cheminots SNCF ont affiché leur unité mardi face au spectre d’une « liquidation » de la branche fret, menacée par une enquête de la Commission européenne.
Une centaine de dirigeants et militants de la CGT-Cheminots, de l’UNSA Ferroviaire, de SUD-Rail et de la CFDT-Cheminots se sont rassemblés à proximité du ministère de la Transition écologique à Paris, avant une réunion prévue avec le ministre délégué aux Transports Clément Beaune. Au programme de cette rencontre, à laquelle participe également le PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou : la menace qu’une enquête de la Commission européenne fait peser sur Fret SNCF.
L’éventualité d’une cession de trafics à la concurrence privée
Bruxelles s’intéresse au soutien dont a bénéficié cette filiale sur la période 2007-2019, en particulier à l’annulation de la dette financière de Fret SNCF de 5,3 milliards d’euros qui a été intégrée à la dette de la holding du groupe SNCF en 2020. La Commission pourrait déclarer ces aides illégales, ce qui provoquerait la faillite de Fret SNCF. Une autre solution pourrait conduire à la création d’une nouvelle société mais, celle-ci aurait une taille réduite avec a priori l’abandon de marchés.
Ce qui pourrait se profiler, c’est « la liquidation pure et simple de l’outil Fret SNCF tel qu’on le connaît aujourd’hui », a affirmé le numéro deux de la CGT-Cheminots, Thierry Nier, en évoquant la cession « d’une part des trafics, notamment les plus rentables », à la concurrence privée.
Le risque d’un retour au fret routier
Selon les syndicats, un affaiblissement de Fret SNCF risque en outre de se traduire par un report modal vers la route et donc davantage d’émissions de gaz à effet de serre, à rebours du nouveau plan présenté lundi par le gouvernement.
« Interpellons-les face au paradoxe qu’ils créent », a lancé Thomas Cavel, secrétaire général de la CFDT-Cheminots, en souhaitant mobiliser les organisations de défense de l’environnement, au-delà des salariés du secteur ferroviaire.
Fret SNCF, qui emploie 5000 personnes, assure environ 50% du transport ferroviaire de marchandises en France, d’autres filiales de la SNCF en ayant 20% supplémentaires. Très longtemps déficitaire, l’entreprise a été bénéficiaire en 2021 et 2022.
« On a besoin du fret »
Plus tôt mardi, une cinquantaine de militants de SUD-Rail ont interrompu un colloque d’usagers des transports où venait d’intervenir M. Beaune. « On devra discuter ensemble de décisions qui sont parfois difficiles (…). Il n’y aura pas de privatisation, il y aura un fret ferroviaire public qui va demeurer en France, on va le développer (et) je veux travailler avec vous pour protéger l’emploi », a assuré M. Beaune aux syndicalistes.
« On va aussi annoncer des investissements supplémentaires et avancer sur le fret », a-t-il ajouté. « On a besoin du fret et du fret public en France, il n’y a aucun doute là-dessus », a insisté le ministre.
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