Devenue religieuse, une ancienne élève de l’ENS doit rembourser 37.000 euros à l’école

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L'ENS de Lyon réclame un remboursement de 37.000 euros à une jeune femme qui a fait le vœu de pauvreté en devenant religieuse (Capture d'écran/Google Maps)
Von 10 novembre 2023

Les étudiants des ENS (École Normale Supérieure) sont payés pendant leurs études et doivent en échange dix ans de service à l’État. Une ancienne élève de l’ENS de Lyon a cependant changé de vocation à la fin de ses études. Devenue religieuse, elle a fait le vœu de pauvreté, mais l’établissement lui réclame 37.000 euros. La justice a tranché en faveur de l’établissement.

Les quatre prestigieuses ENS ont toutes le même fonctionnement. Tout comme Polytechnique ou l’ENA, ces écoles rémunèrent leurs élèves pendant leurs études. Les étudiants touchent une somme mensuelle qui est presque équivalente au SMIC, rapporte RMC. Les élèves s’engagent en contrepartie à travailler pendant 10 ans pour l’État, faute de quoi ils doivent rembourser la somme touchée au cours de leurs études.

Une jeune femme a étudié à l’ENS de Lyon entre 2010 et 2014. Lauréate de l’agrégation, elle a toutefois renoncé à une carrière dans la fonction publique aussitôt après avoir passé son diplôme. Selon La Croix, elle a préféré rentrer dans les ordres et a rejoint les sœurs apostoliques de Saint-Jean, faisant le vœu de pauvreté. Aujourd’hui, elle travaille en Afrique et ne touche aucune rémunération pour son travail.

Une « pantoufle » de 37.000 euros

L’école réclame 37.000 euros à la jeune religieuse. Elle a donc fait une demande de dispense, cependant celle-ci a été rejetée par l’ENS. La Cour administrative d’appel de Lyon a tranché le 20 octobre dernier. Même si elle reconnaît que la religieuse « ne perçoit en effet aucun revenu depuis qu’elle a quitté l’ENS », cela « résulte de son choix même d’entrer dans un ordre dont les membres, ayant fait vœu de pauvreté, ne sont pas rémunérés pour les activités qu’ils effectuent ».

Dans le cas des diplômés qui veulent rejoindre le privé, c’est généralement l’entreprise qui finit par payer ce qu’on appelle la « pantoufle », c’est-à-dire la somme à rembourser à l’école. La religieuse, ne possédant rien, risque de son côté d’avoir des difficultés à payer sa dette.



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