Dissolution de la Jeune Garde et de Lyon Populaire en Conseil des ministres

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Des manifestants brandissent un drapeau "JEUNE GARDE LYON" lors d’un rassemblement contre sa dissolution, à Lyon le 6 mai 2025. (MATTHIEU DELATY/Hans Lucas/AFP via Getty Images)
Von 12 juin 2025

Le Conseil des ministres a prononcé jeudi la dissolution de la Jeune Garde, mouvement antifasciste de gauche radicale, et celle de Lyon Populaire, un groupe d’ultradroite, a annoncé Bruno Retailleau.

Dans un message posté sur le réseau social X, le ministre de l’Intérieur et nouveau président de LR a promis de « Ne rien laisser passer ».

En revanche, le décret de dissolution du collectif Urgence Palestine, qu’il avait annoncé en même temps que ceux de la Jeune Garde et de Lyon Populaire, n’a pas été présenté en Conseil des ministres jeudi. Le dossier relatif à la dissolution d’Urgence Palestine est encore à l’examen, a expliqué à l’AFP l’entourage de M. Retailleau.

Mi-mai, le ministre avait confirmé dans un communiqué son intention de dissoudre par décret les trois groupes, après avoir lancé le 29 avril des procédures contradictoires les visant. Il reproche à ces trois « groupements de fait de provoquer à des agissements violents contre les personnes, provocations bien souvent suivies d’effets ».

Apologie du nazisme ou mouvement terroriste Hamas

S’agissant de Lyon Populaire, il l’accuse « de faire l’apologie de la collaboration avec le nazisme et de provoquer à la haine, à la violence et à la discrimination envers les étrangers ».

Quant à Urgence Palestine, il lui reproche de « faire l’apologie d’une organisation terroriste comme le Hamas, d’appeler à l’intifada sur le territoire national et de provoquer à la haine, à la violence ou la discrimination contre les juifs ».

Dès l’annonce de la procédure de dissolution d’Urgence Palestine et de la Jeune garde, des meetings de protestation avaient été organisés dans plusieurs villes dont Paris. La Jeune Garde a été créée en 2018 par Raphaël Arnault, député LFI depuis 2024, qui se qualifie de « marxiste matérialiste ».

Amnesty International France, par la voix de sa présidente Anne Savinel-Barras, avait fait valoir qu’une dissolution d’Urgence Palestine « en plein génocide dans la bande de Gaza, serait un acte très grave ».

Ne « pas laisser la violence se banaliser »

Bruno Retailleau avait répliqué alors que le gouvernement ne « pouvait pas laisser la violence se banaliser et devenir un mode d’expression parmi d’autres ».

« Face à l’ensauvagement de la société dont nous constatons chaque jour les conséquences dramatiques », avait-il poursuivi, « l’État ne saurait tolérer que de tels groupements continuent à exalter impunément la haine et la violence, quelle que soit leur orientation politique ou idéologique ».



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