Drapeaux en berne pour Yvan Colonna en Corse : une « sorte d’insulte à l’État français », selon Gérald Darmanin
La mise en berne des drapeaux en Corse après la mort d’Yvan Colonna sont une « sorte d’insulte à l’État français et à la famille Erignac », a dénoncé ce jeudi le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.
Les « propos tenus » par Gilles Simeoni, président de la collectivité de Corse, ou « les gestes qu’il fait sont une sorte d’insulte, pour la famille Érignac, pour l’État français, pour les représentants de l’État », a déclaré Gérald Darmanin, interrogé dans l’émission C à vous sur France 5.
La collectivité de Corse avait mis mardi ses drapeaux en berne à l’annonce du décès d’Yvan Colonna. Un geste déjà qualifié de « faute » et « inapproprié » par le Président Emmanuel Macron mercredi.
On comprends pourquoi Darmanin s’est précipité à parler d’autonomie de la Corse.
Il savait probablement l’état de santé de Colonna et les conséquences de sa mort prochaine dans les rues de Bastia d’ici peu… https://t.co/vD1NxbaXrW— Pierre Gentillet (@Pierre_GTIL) March 21, 2022
La mort du militant indépendantiste Yvan Colonna agressé en prison où il purgeait sa peine pour l’assassinat du préfet Claude Erignac a suscité une vague d’émotions en Corse.
« Je ne veux pas qu’il y ait de concurrence des morts mais monsieur Colonna (…) n’était pas un héros, c’est un assassin, il avait assassiné un préfet », a ajouté le ministre de l’Intérieur, qui a été chargé par Emmanuel Macron d’être le nouveau Monsieur Corse du gouvernement, après Jacqueline Gourault.
M. Darmanin s’est rendu en Corse la semaine dernière en s’engageant à ouvrir des discussions, notamment sur les conditions d’une possible autonomie de l’île.
Deux lignes rouges
« Il y a deux lignes rouges », a rappelé M. Darmanin jeudi. « Il n’y aura pas deux types de peuple dans la République. La République c’est avec la Corse et il n’y a pas deux types de citoyens, avec notamment une co-langue et un co-statut de résident », a-t-il argumenté.
« On sait tous que c’est une terre pleine de caractère, qui a beaucoup apporté à la République, qui a ses spécificités, qu’on doit écouter et entendre, mais ça ne veut pas dire qu’on accepte des choses que la République ne peut accepter », a-t-il encore dit.
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