École: les compétences en lecture sont stables en France mais sous la moyenne européenne

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(Photo d'illustration- MARTIN BUREAU/AFP via Getty Images)
Von 17 mai 2023

Les compétences en lecture et compréhension des écoliers français en classe de CM1 se sont stabilisées en 2021 malgré la crise de Covid-19, mais restent en dessous de la moyenne européenne, révèle l’étude internationale Pirls menée dans 57 pays.

Avec un score global moyen de 514 points, la France se situe au-dessus de la moyenne internationale (500 points), mais en dessous de la moyenne européenne (527 points), selon l’étude Progress in International Reading Literacy Study, réalisée tous les cinq ans depuis 2001 et conduite par l’IEA, une association internationale à but non lucratif dont les membres sont des organismes de recherche.

Une stabilité en 2021 par rapport à 2016

Après quinze ans de baisse continue, la performance de la France enregistre une stabilité en 2021 par rapport à 2016, alors qu’elle fait partie des pays de l’OCDE ayant le moins fermé leurs écoles pendant la pandémie, relève de son côté l’agence statistique du ministère de l’Éducation (Depp). Dans le contexte du Covid-19, la grande majorité des pays de l’Union européenne (UE) affichent, eux, une baisse statistiquement significative, en moyenne de 11 points par rapport à 2016.

La France reste cependant dans le bas du tableau des pays de l’Union européenne. Et sur les 43 pays au niveau mondial ayant mené les évaluations dans des conditions comparables, l’Hexagone est 25e. Singapour (587), Hong Kong (573) et la Russie (567) affichent les meilleurs résultats. Les premiers pays de l’Union européenne sont la Finlande (549) et la Pologne (549).

« Parfaire la formation des professeurs des écoles »

« Pour la première fois depuis que Pirls a été créé, en 2001, nous ne baissons plus dans le classement international, au contraire. C’est une bonne chose », s’est félicité dans une interview aux Echos le ministre de l’Éducation, Pap Ndiaye, pour qui « il y a un lien entre durée de confinement et baisse des résultats ». Mais « il est trop tôt pour crier victoire », ajoute le ministre, reconnaissant que la France n’est « pas encore très bien placée ». Pour lui, il faut notamment « encore parfaire la formation des professeurs des écoles ».

Une nécessité soulignée aussi par Cécile, enseignante en classe de CM1 dans les Landes, qui regrette de ne pouvoir bénéficier que de quelques heures de formation continue en français sur un an « en raison du manque de remplaçants ». « Il faut donner aux enseignants les moyens de se former réellement », ajoute cette enseignante syndiquée au Snuipp-FSU, qui ne veut pas donner son nom de famille. Pour elle, « l’autre problème de taille, ce sont les effectifs trop élevés dans les classes ».

Les filles obtiennent le plus souvent des performances supérieures à celles des garçons

L’étude Pirls a testé 400.000 écoliers au total sur leurs capacités à comprendre des textes. Les résultats des écoliers français sur les processus de compréhension les plus complexes (« interpréter » et « apprécier ») ont augmenté de neuf points et ceux portant sur les processus les plus simples (« prélever » et « inférer », soit tirer une conséquence) restent stables.

Enfin, les filles obtiennent des performances supérieures à celles des garçons dans tous les pays étudiés, sauf l’Espagne et la République Tchèque. C’est le cas aussi en France, où l’écart entre le score moyen des filles (521) et celui des garçons (507) est assez marqué, relève la Depp.

L’ « objectif est, a minima, de rejoindre la moyenne européenne dès la prochaine évaluation, dans cinq ans », estime Pap Ndiaye. « Nous avons encore du pain sur la planche, notamment au regard de l’écart assez significatif entre filles et garçons ».



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