Éducation en Seine-Saint-Denis: douze communes mettent l’État en demeure d’appliquer le « plan d’urgence »

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Une manifestation menée par l'intersyndicale départementale de Seine-Saint-Denis (93) FSU, CGT, SUD, CNT, et FO pour dénoncer la politique éducative actuelle du gouvernement et réclamer des moyens supplémentaires pour les écoles publiques, à Paris, le 7 mars 2024. (Photo GUILLAUME BAPTISTE/AFP via Getty Images)
Von 3 avril 2024

Douze villes de Seine-Saint-Denis ont mis mardi l’État en demeure d’appliquer le « plan d’urgence » pour l’éducation dans le département, sur fond de mobilisation d’enseignants et de parents d’élèves depuis plus d’un mois. « L’État ne rougit pas de ce qu’il fait pour ses fonctionnaires en Seine-Saint-Denis », a réagi le préfet.

Depuis le 26 février, un mouvement de contestation s’est constitué pour réclamer plus de moyens pour l’école en Seine-Saint-Denis, territoire le plus pauvre de France métropolitaine.

Dans ce contexte, « plusieurs maires de Seine-Saint-Denis ont mis en demeure l’État français de garantir dans les plus brefs délais l’égalité devant le service public d’éducation », ont déclaré dans un communiqué les édiles de douze municipalités de gauche parmi lesquelles Romainville, Montreuil, La Courneuve, Bobigny, Bagnolet, ou encore Pantin.

S’appuyant sur un arrêt du Conseil d’État de 1985 sur le « respect de la dignité de la personne humaine », les villes ont chacune pris un arrêté qui ordonne à l’État à lui payer 500 euros par jour jusqu’à ce qu’il mette « des moyens à la hauteur des besoins éducatifs ».

Chacun des arrêtés détaille par commune le nombre de postes supplémentaires d’enseignants ou accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) demandés à l’État, en se fondant sur les chiffres de l’intersyndicale FSU, CGT, SUD et CNT.

« La dignité de la personne humaine n’est pas respectée (…) lorsque deux rapports parlementaires, à quelques années d’intervalle, font état de la discrimination territoriale que subit la Seine-Saint-Denis en matière de dotations générales et de moyens alloués à l’éducation », estiment les maires.

Les manifestations, grèves ou opérations « école déserte » se multiplient depuis un mois en Seine-Saint-Denis. Les syndicats du département réclament la création de 5000 postes d’enseignants et un peu plus de 3000 emplois de vie scolaire. Ils dénoncent également la vétusté de certains bâtis.

Des « arrêtés politiques »

Plutôt que de payer l’astreinte de 500 euros par jour et par commune, la préfecture a annoncé mardi soir à l’AFP qu’elle allait contester tout arrêté de la sorte auprès du tribunal administratif.

Jacques Witkowski, préfet de Seine-Saint-Denis, a dénoncé des « arrêtés politiques, totalement en décalage avec la réalité de ce qui est fait dans le département ».

« L’État ne rougit pas de ce qu’il fait pour ses fonctionnaires en Seine-Saint-Denis et se bat aux côtés de tous pour que les missions de service public soient assumées dans de bonnes conditions, » a réagi mardi soir le préfet auprès de l’AFP.



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