Émeutes violentes en Nouvelle-Calédonie : des personnes décédées en raison des difficultés d’accès aux soins

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Une photo montre des voitures brûlées sur le parking de l'ancien hôpital à la périphérie de Nouméa, le 16 mai 2024. (Photo DELPHINE MAYEUR/AFP via Getty Images)
Von 17 mai 2024

Le président de la commission médicale de l’hôpital de Nouméa Thierry de Greslan s’est alarmé vendredi des difficultés d’accès aux soins engendrées par la situation de « guérilla urbaine » qui règne dans certains quartiers de la capitale calédonienne, évoquant des « dégâts collatéraux terribles ».

« Trois ou quatre personnes seraient décédés hier (jeudi) par manque d’accessibilité aux soins », en raison notamment de barrages érigés dans la ville, a-t-il avancé sur France Info. Ce chiffre n’est qu’une « estimation qui est très difficile », mais « il y a des dégâts collatéraux terribles », a-t-il ajouté. Il a notamment évoqué des patients qui n’ont pu avoir accès à leur dialyse depuis lundi.

Les équipes médicales qui « travaillent depuis lundi et qui sont épuisées », doivent faire face à « une situation de guérilla urbaine avec son lot de blessés par balles », avec de nombreuses « fractures traumatiques » à traiter, a-t-il poursuivi.

Risque de « pénurie majeure de médicaments »

Thierry de Greslan a également déclaré craindre « le rebond qu’on connaît dans toutes les crises », lié aux malades qui ne sont actuellement pas pris en charge et « l’impact psychologique, y compris sur les jeunes ». Il a aussi dit s’inquiéter du risque de « pénurie majeure de médicaments si la situation devait se pérenniser », notamment après l’incendie d’un entrepôt où étaient stockés les médicaments à destination des pharmacies du territoire.

Afin d’éviter cette pénurie totale, les autorités de Nouvelle-Calédonie ont annoncé plusieurs mesures vendredi visant à libérer les grands axes routiers pour une opération de « ravitaillement », après quatre jours d’émeutes sur l’archipel.



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