Emmanuel Macron déplore la « banalisation de la violence » qui s’est « durcie » après le confinement
Le chef de l’État a assuré que le gouvernement serait « intraitable » face aux violences.
Emmanuel Macron a déploré vendredi 28 août « une banalisation de la violence » qui s’est, selon lui, « durcie » « à la sortie du confinement » et qui nécessite « une réponse républicaine rapide », lors d’une rencontre à Paris avec l’Association de la presse présidentielle.
« Quelque chose se passe dans notre société »
« Quelque chose se passe dans notre société qui n’est pas neuf, mais qui sans doute s’est accéléré à la sortie du confinement, qui s’est durci : une forme de banalisation de la violence », a fait valoir le chef de l’État, en assurant que le gouvernement serait « intraitable ».
Il a appelé à « remettre une vraie politique éducative, c’est-à-dire une politique de prévention ; mais aussi une réponse républicaine – respectant les droits individuels – mais qui soit rapide et intelligible aussi bien pour la victime que pour » l’auteur présumé des faits. Le président de la République a indiqué qu’il s’exprimerait sur le sujet la semaine prochaine à l’occasion des 150 ans de la République.
#Macron toujours dans le déni de ses erreurs et de ses responsabilités dans les clivages de la société #Francaise et les violences urbaines qui s’ amplifient depuis 2017 https://t.co/od9NuA1N6c
— Marc D. (@mselon3) August 28, 2020
« Le Covid a déstabilisé beaucoup de réseaux »
Les questions de sécurité et de justice figurent également parmi les « priorités » du séminaire gouvernemental de rentrée le 9 septembre. Pour l’occasion, Emmanuel Macron a dit avoir demandé aux ministres de l’Intérieur et de la Justice « quelques éléments additionnels à la stratégie, à la fois pour l’accélérer et répondre plus efficacement ».
« Les violences qu’on évoque ont plusieurs formes : il y a celle qu’on connaît depuis 2016 à l’occasion de manifestations publiques qui est le fait de groupes plutôt organisés, extrémistes, qui ont une approche opportuniste, qui se greffent dans les manifestations pour avoir des gestes de violence ; on a ensuite la violence liée à la drogue – le Covid a déstabilisé beaucoup de réseaux – puis il y a la violence du quotidien », a énuméré le chef de l’État.
➡ Violences après #PSGBayern
?Ali, dont le restaurant a été vandalisé :
« J’ai un message pour E. #Macron, pour tous ces gamins qu’on voit dans les rues, a-t-on pensé à remettre le service militaire ? C’est ce qu’il faut »
?Vos avis au 01.41.41.10.20
? @ericbrunet pic.twitter.com/u9Zn0o6VmP
— LCI (@LCI) August 24, 2020
Un « changement anthropologique »
Devant la presse présidentielle, Emmanuel a encore souligné « la difficulté à répondre le plus vite possible à toutes les formes de violence », en relevant qu’il s’agissait d’un « symptôme ou d’un malaise de notre société, qui est un problème d’éducation, un problème d’intégration, un problème de modèle économique ».
Selon le président, il s’agit également « sans doute d’un changement anthropologique ». « La violence s’est banalisée. D’abord sur les réseaux sociaux, puis elle se transcrite très rapidement sur le plan réel et physique », a-t-il considéré, en appelant à « retrouver le sel du patriotisme républicain ».
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