Emmanuel Macron prévoit de s’exprimer, une rentrée politique chargée est en vue

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(Photo LUDOVIC MARIN/AFP via Getty Images)
Von 17 août 2023

Emmanuel Macron sort jeudi de sa retraite estivale du Fort de Brégançon pour participer aux commémorations du 79e anniversaire de la libération de la ville de Bormes-les-Mimosas, une occasion protocolaire qu’il lui est arrivé de transformer en pré-rentrée politique.

Ainsi l’an dernier, six mois après la tentative d’invasion de l’Ukraine par la Russie, il avait dénoncé « l’attaque brutale » de Vladimir Poutine et demandé aux Français « d’accepter de payer le prix de la liberté ». À savoir les conséquences économiques de la guerre, avec leur cohorte de hausses des prix de l’énergie et des matières premières qui ont alimenté l’inflation. Ces cérémonies marquant la libération de Bormes-les-Mimosas le 17 août 1944 sont devenues un passage obligé des étés présidentiels, précédant de quelques jours le conseil des ministres de reprise.

L’Élysée insiste sur le caractère « studieux » des vacances du chef de l’État. Dans l’édifice médiéval dominant la mer Méditerranée, devenu villégiature présidentielle, il dispose de toutes les facilités pour travailler.

Au cours de ces presque trois semaines de congés, il a multiplié les contacts sur la crise au Niger, où un coup d’État remet en question la présence militaire française dans un pays devenu le pivot de la lutte antijihadiste au Sahel. Selon l’Élysée, il s’est entretenu à plusieurs reprises avec ses homologues africains et avec le président Mohamed Bazoum, renversé par des militaires le 26 juillet dernier.

Emmanuel Macron s’exprimera jeudi à 19h00 à Bormes-les-Mimosas. « Le Président de la République soulignera combien les libérateurs de 1944 formaient une jeunesse française éprise de liberté et de dépassement collectif, contre toute fatalité », a indiqué l’Élysée. La semaine suivante, le chef de l’État sera de retour à Paris et réunira son gouvernement le 23 août au Palais de l’Élysée.

Sans solution miracle pour contourner son absence de majorité absolue à l’Assemblée nationale, il a promis pour la fin du mois « une initiative politique d’ampleur« . Il entend « essayer de réunir autour d’un projet clair et simple tous ceux qui veulent s’y retrouver, sans leur demander d’adhérer à tout » et sans leur proposer d’entrer dans une coalition, selon un entretien publié début août par le Figaro Magazine.

Une « année importante » pour la France

L’Élysée avait alors souligné auprès de l’AFP que l’initiative présidentielle porterait sur des thèmes tels que l’écologie, les services publics, le travail, l’ordre, le progrès, l’immigration. Le chef de l’État proposera « aux forces politiques de l’arc républicain une série de rencontres pour déterminer des projets sur lesquels cheminer ensemble », avait ajouté la présidence.

Emmanuel Macron avait alors indiqué que 2023-2024 serait une année importante pour la France, qui accueillera successivement la Coupe du monde de rugby, les Jeux Olympiques et les Jeux Paralympiques et sera donc au centre de l’attention mondiale. Une invitation, entre les lignes, à rechercher l’unité plutôt que les divisions même si l’année sera aussi électorale avec le scrutin européen prévu en juin.

Pour autant, l’équation politique n’a guère changé pour l’hôte de l’Élysée. Il aborde cette nouvelle séquence avec un gouvernement modestement remanié au mois de juillet. À sa tête, Élisabeth Borne, menacée depuis la douloureuse réforme des retraites, a finalement été maintenue.

Un recours à l’article 49.3 n’est pas exclu

Emmanuel Macron n’a pas exclu de recourir à l’article 49.3 de la Constitution pour, au besoin, faire adopter sans vote une grande loi sur l’immigration. Le parti de droite Les Républicains a déjà prévenu qu’il était opposé aux projets du gouvernement en la matière qu’il juge insuffisamment restrictifs.

L’attitude de la droite sera cruciale à partir de la mi-octobre lorsque commencera l’examen du budget 2024. Certains n’excluent pas qu’elle puisse mêler ses voix à celles des autres oppositions pour voter une censure du gouvernement. Un fort risque « d’accidentologie » pour l’exécutif, avait lâché au début de l’été le président LR du Sénat Gérard Larcher.



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