En pleine interview téléphonique, la police chinoise débarque chez un dissident et l’emmène – on est sans nouvelle de lui

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(Twitter/ The Voice of America)
Von 4 août 2018

Sun Wenguang, 84 ans, a été arrêté à son domicile pour avoir critiqué le gouvernement chinois. Il était en pleine interview avec la chaîne Voice of America quand une unité de police a surgi à son domicile et l’a emmené avec elle. Ses correspondants sont sans nouvelles de lui depuis.

Au pays de Big Brother, rares sont les citoyens prenant ouvertement position contre le Parti communiste chinois, et au vu de la mésaventure de cet ancien professeur, on comprend pourquoi. Sun Wenguang accordait une interview à la chaîne internationale Voice of America, qui soutient dans sa ligne éditoriale les droits de l’homme en Chine. Il commentait la politique africaine de Xi Jinping.

En effet, le Premier secrétaire entrevoit de « nouvelles routes de la soie », sous forme de projet d’investissement dans les infrastructures africaine, permettant à la Chine d’être un acteur majeur et d’être an centre des échanges commerciaux avec le continent africain.

Sun Wenguang expliquait au combiné téléphonique que Xi Jinping «veut être sympa avec les pays africains, et je n’y suis pas opposé, mais il y a tant d’autres choses qu’il doit prendre en compte : la Chine a une population immense, et il y a toujours tant de gens qui vivent dans le dénuement».

Il poursuit son argumentaire : «Si vous choisissez malgré tout de balancer de l’argent à d’autres pays, la réaction négative à domicile est presque certaine.»

Puis, il change de ton… et apparemment d’interlocuteur. «Quoi ? Quoi, j’ai dit quelque chose de faux ? Écoutez ce que je dis, c’est faux ou pas ?», lance M. Sun. Il poursuit : «Vous sept ou huit, écoutez ! Envoyer de l’argent comme ça n’est pas bon pour notre pays !» « Que faites-vous, que faites-vous ? », s’inquiète ensuite le retraité. Laissez-moi vous dire qu’il est illégal d’entrer dans mon appartement. » « J’ai ma liberté d’expression ! », lance-t-il, avant que la ligne ne soit coupée.

Les correspondants de Voice of America ont tenté de le joindre à nouveau, en vain. Il pourrait, d’après eux, résider dans un hôtel appartenant à l’armée. Ou « invité à boire le thé », signifiant être interrogé, emprisonné et éventuellement passé à tabac.

M.Sun avait déjà été étiqueté « contre-révolutionnaire » durant la Révolution culturelle de Mao Zedong. Il avait été condamné à 7 ans de prison en 1978 pour avoir critiqué Mao Zedong et Hua Gofeng. En 1992, il voulait rendre hommage à Zhao Ziyang, secrétaire du Parti communiste qui s’était opposé à la répression des étudiants en 1989. Il s’était rendu au cimetière où reposait sa tombe, ce qui lui avait valu d’être passé à tabac.

Les arrestations d’opposants politiques sont très courantes en Chine. Ils sont généralement soumis à une étroite surveillance et subissent l’intimidation des autorités. Les plus persistants, comme Gao Zhisheng, avocat des droits de l’homme, peuvent tout simplement disparaître sans que les autorités ne donnent de nouvelles pendants des mois, voire des années.



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