En région parisienne, l’essor des «home-jackings» et cambriolages de célébrités
La chanteuse Vitaa, l’animateur de radio Bruno Guillon, des joueurs du PSG : ces personnalités ont été victimes ces derniers mois de cambriolages alors qu’elles se trouvaient chez elles, des « home-jackings » de célébrités en plein essor en région parisienne.
Ce type d’effraction n’est pas nouveau mais sa multiplication, notamment dans l’ouest parisien, les Hauts-de-Seine et les Yvelines, interpelle les services d’enquête. « Il y a quelques mois, on ne prenait quasiment jamais ce genre d’affaires, et maintenant on en prend quasiment une par semaine », résume un commissaire de police.
De janvier à novembre 2023, la préfecture de police a recensé au total 288 home-jackings dans Paris et sa proche banlieue, soit 49 de moins que sur la même période en 2022. Mais les célébrités semblent de plus en plus visées.
Les cambrioleurs ont souvent moins de 18 ans, sont issus des « quartiers sensibles » de Paris et ses environs et sont attirés par « l’argent facile », décrit un enquêteur rompu à ce type de délits. « Ils savent que la justice sera moins sévère avec les mineurs » en cas d’interpellation, explique-t-il. Ces auteurs sont recrutés par des commanditaires plus âgés, au casier judiciaire plus fourni et spécialisés dans ces opérations, poursuit ce policier.
L’un des suspects du home-jacking de Bruno Guillon dans les Yvelines en septembre est ainsi soupçonné d’avoir également organisé, quelques semaines auparavant, le cambriolage du champion français de MMA Ciryl Gane dans le Val-de-Marne, absent de son domicile au moment des faits. Une effraction pour laquelle cet homme de 26 ans, incarcéré à la prison d’Osny (Val d’Oise), sera jugé fin janvier à Créteil.
Toujours le même mode opératoire
Les home-jackings de célébrités se déroulent selon le même mode opératoire, expliquent les policiers interrogés : ils durent en général moins d’une heure, ont lieu en pleine nuit ou au petit matin et leurs auteurs sont munis d’armes de poing ou d’armes blanches qu’ils n’hésitent pas à brandir. « Il y a une volonté de terroriser les gens pour qu’ils donnent l’intégralité de leurs biens », souligne l’un des enquêteurs.
Après une tentative de cambriolage chez l’animateur de télévision Nikos Aliagas à Fontenay-Sous-Bois (Val-de-Marne) début janvier, les officiers de police ont retrouvé dans le véhicule des suspects interpellés des cagoules, des gants, du gros scotch et un collier de serrage. La star de TF1 n’était pas chez elle.
Reste à savoir comment les malfaiteurs trouvent les adresses des personnalités. « Ils peuvent les récupérer grâce à des livreurs », avance un enquêteur. Le moindre indice de localisation (nom de rue, façade d’immeuble) apparaissant sur les réseaux sociaux peut aussi être exploité à l’aide de logiciels de reconnaissance d’images, note un autre enquêteur.
« Si une influenceuse se montre en train de sortir ou d’entrer chez elle, la machine la loge », précise-t-il. Les signes de richesse exhibés sur les réseaux, comme les montres de luxe ou les sacs haut de gamme, attirent également l’attention des cambrioleurs, qui vont chercher ces objets lors de l’effraction.
Des agressions traumatisantes
Quelques personnalités ont témoigné du choc subi par de telles agressions. « Les images passent en boucle dans ma tête, j’en suis malade », a écrit sur Instagram Chloé Letellier, la femme du gardien remplaçant du PSG Alexandre Letellier, séquestrée avec son époux et ses deux enfants à leur domicile dans les Yvelines en décembre.
Le gardien titulaire Gianluigi Donnarumma et le père du Brésilien Marquinhos, capitaine de l’équipe, ont eux aussi été victimes de « home-jacking ». Des cambriolages ont par ailleurs eu lieu chez plusieurs joueurs et anciens joueurs, dont Thiago Silva, Dani Alves et Angel Di Maria.
Une source proche du club évoque à l’AFP des « traumatismes » pour des footballeurs qui sont « fragiles ». « Un sportif de haut niveau c’est comme une Formule 1, un petit imprévu peut dérégler la machine », détaille cette source.
Quarante-huit heures après sa séquestration, Bruno Guillon a lui raconté sur RTL comment les malfaiteurs avaient pointé une arme sur la tempe de sa femme et de son fils. « Voir ses proches menacés, c’est la pire chose qui puisse arriver au monde », a réagi l’animateur, en larmes.
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