Enquête ouverte en Corse après la découverte d’une tête de sanglier devant le consulat du Maroc
Le parquet de Bastia a ouvert une enquête pour « provocation à la discrimination et à la haine raciale » après la découverte dimanche d’une tête de sanglier devant le consulat du royaume du Maroc situé à Biguglia (Haute-Corse), a-t-on appris de source judiciaire.
La direction départementale de la sécurité publique de Haute-Corse est en charge des investigations. La tête tranchée de l’animal a été trouvée vers 13h00 devant la porte du bâtiment et a été rapidement enlevée. Aucune inscription ou revendication n’ont été retrouvées sur place.
Ce 27/08/23 une tête de sanglier a été trouvée devant la porte d’entrée du consulat du Royaume du Maroc, à @MairieBiguglia. M.Prosic @Prefet2B condamne avec la + grande fermeté cet acte inacceptable
— Préfet Haute-Corse (@Prefet2B) August 27, 2023
Dans un communiqué, Michel Prosic, préfet de Haute-Corse, « condamne avec la plus grande fermeté cet acte inacceptable et exprime son entier soutien à la consule générale du Maroc et ses collaborateurs, ainsi qu’à l’ensemble des ressortissants marocains résidant dans le département ».
« Je ne veux accuser personne, ni politiser l’affaire »
Contactée par l’AFP, Najoua El Berrak, consule générale du Maroc en Corse, a indiqué « condamner également les faits ». « Il n’y a pas encore les résultats de l’enquête. Je ne veux accuser personne, ni politiser l’affaire. Il faut rester prudent et sage. J’ai eu plusieurs élus corses au téléphone qui m’ont apporté leur soutien dont M. (Gilles) Simeoni, le président de la collectivité de Corse », a-t-elle ajouté.
La Corse compte une forte communauté marocaine. Selon une étude de l’Insee de 2021 basée sur la population en 2018, le Maroc est le premier pays d’origine pour la population étrangère, avec près de 30% des immigrés de l’île.
vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.
Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.
Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.
Ihre Epoch Times - Redaktion