Eramet inaugure une usine-pilote de recyclage des métaux des batteries à Trappes

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Un technicien manipule un appareil avec lequel on sépare en laboratoire le Nickel et le lithium après les avoir collectés dans les batteries de voitures électriques recyclées, au siège du groupe minier Eramet, à Trappes le 16 mars 2023. (Photo EMMANUEL DUNAND/AFP via Getty Images)
Von 14 novembre 2023

Le groupe minier français Eramet a inauguré mardi à Trappes (Yvelines) une usine pilote de recyclage des métaux des batteries électriques automobiles, qui doit servir de démonstrateur avant l’ouverture d’un complexe industriel de recyclage prévu à Dunkerque d’ici 2027 en partenariat avec le groupe Suez.

Ce projet est « au cœur de la transition énergétique » en cours, a souligné mardi Agnès Pannier-Runacher, la ministre de la Transition énergétique venue inaugurer le site, de taille modeste (800 mètres carrés) mais stratégique pour la filière automobile, aux cotés de la PDG d’Eramet Christel Bories et de la directrice générale de Suez, Sabrina Soussan. L’usine, qui démarrera « dans les prochains jours » selon Mme Bories, occupera une quarantaine de techniciens et ingénieurs.

Par des procédés dits « hydro-métallurgiques » utilisant des solvants et des acides, l’usine très automatisée va dissoudre, purifier, séparer et recueillir les métaux stratégiques (nickel, cobalt, lithium) contenus dans cinq tonnes par an de blackmass, la poudre noire issue du concassage des anodes et cathodes de batteries automobiles.

« Qualifier » les métaux

Pendant deux ans, la production de cette usine pilote servira surtout à « qualifier » les métaux obtenus auprès des constructeurs de batteries qui pourront ensuite les réutiliser. Elle servira surtout à préparer la construction de deux usines de taille industrielle pour le recyclage des batteries, prévues à Dunkerque près de la « vallée européenne de la batterie » en développement, a expliqué Mme Bories.

La première des deux sera pilotée par Suez et assurera le démantèlement, le broyage et la fabrication de la blackmass. Elle travaillera dans un premier temps à partir des rebuts de fabrication des quatre usines de batteries qui doivent ouvrir leurs portes dans le nord de la France. La blackmass sera ensuite purifiée et séparée dans la deuxième usine, pilotée par Eramet.

La première, qui devrait compter une centaine d’emplois, devrait ouvrir deux ans avant la seconde en 2025 pour préparer des stocks de matière première. La décision d’investissement au sein de Suez est attendue au premier trimestre 2024, a indiqué Mme Soussan.

Un investissement de deux millions d’euros

La décision d’investissement de l’usine Eramet de Dunkerque est attendue pour fin 2024 pour un démarrage en 2027. Eramet a reçu une aide de 10 millions d’euros de l’Union européenne et de la Banque publique d’investissement (BPI), dont 2 ont été utilisés pour l’usine pilote.

L’objectif du complexe de Dunkerque sera de traiter 200.000 batteries lithium-ion de type NMC (nickel manganèse cobalt) par an, les plus répandues en Europe, a souligné Julien Masson, directeur de la stratégie du groupe Eramet, et au final de récupérer 5000 tonnes de nickel, 5000 tonnes de lithium ainsi que 1000 tonnes de cobalt par an. Le graphite contenu dans les batteries sera lui aussi valorisé.



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