Etats-Unis: la Chambre des représentants vote pour protéger le Dalaï Lama

The US House of Representatives on Tuesday voted to authorize sanctions against Chinese officials who interfere in the Dalai Lama's reincarnation, raising pressure as the Tibetan spiritual leader approaches 85.
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-Le chef spirituel tibétain, le Dalaï Lama, fait des gestes de salutations alors qu'il interagit avec des membres des médias le 25 octobre 2019. Photo de LOBSANG WANGYAL / AFP via Getty Images.
Von 29 janvier 2020

La Chambre des représentants aux Etats-Unis a voté mardi en faveur de sanctions contre des responsables chinois s’ils venaient à interférer dans le choix du prochain Dalaï Lama, leader tibétain actuellement âgé de 85 ans et censé se réincarner.

Cette loi prévoit la possibilité pour les autorités américaines de geler les avoirs américains de tout responsable chinois cherchant à identifier et installer un Dalaï Lama approuvé par le gouvernement chinois après la mort de l’actuel chef religieux. Ces responsables se verraient également interdire l’entrée sur le territoire américain.

Cette loi doit encore être approuvé au Sénat, où Marco Rubio, le leader des Républicains, qui y disposent de la majorité, a promis de la soutenir. Elle devra ensuite être soumise à la signature du président Donald Trump.

Mission diplomatique à Lhassa, au Tibet

Elle prévoit également d’interdire à la Chine toute nouvelle ouverture de consulat, tant que les Etats-Unis n’auront pas reçu l’autorisation d’ouvrir une mission diplomatique à Lhassa, au Tibet.

Les bouddhistes tibétains choisissent traditionnellement le Dalaï lama à travers une quête rituelle, qui peut prendre plusieurs années, avec un comité itinérant qui recherche des signes qu’un jeune enfant puisse être la réincarnation du dernier chef spirituel.

Le charismatique 14e dalaï lama a ralenti son rythme de déplacements autrefois soutenu et a été hospitalisé en avril pour une infection pulmonaire, mais il se veut rassurant sur son état de santé.

Choisir lui-même, son successeur

En exil en Inde depuis qu’il a fui le Tibet lors d’une insurrection ratée en 1959, il pourrait néanmoins décider d’un processus non traditionnel qui empêcherait la Chine d’avoir son mot à dire: il pourrait choisir lui-même, de son vivant, son successeur, peut-être une fille, ou décréter qu’il est le dernier dalaï lama.

Les militants tibétains et Pékin savent que la mort de Tenzin Gyatso, le plus célèbre moine bouddhiste de la planète, pourrait porter un coup d’arrêt à la quête d’autonomie de la région himalayenne.

Les autorités chinoises pourraient alors se charger d’identifier son successeur, dans l’espoir de désigner quelqu’un plus enclin à accepter la mainmise de Pékin, comme elles l’avaient fait en 1995.

Elles avaient alors choisi un jeune garçon âgé de six ans comme nouveau Panchen Lama, autre leader important des bouddhistes tibétains, que des organisations de défense des droits de l’Homme ont alors décrit comme le plus jeune prisonnier politique de la planète.

 



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