États-Unis : l’immigration clandestine sera la plus élevée de ces 20 dernières années, selon le secrétaire de la Sécurité intérieure
Selon Alejandro Mayorkas, le chef du ministère de la Sécurité intérieure des États-Unis (Department Homeland Security, DHS), dans une déclaration faite mardi dernier, le nombre de migrants entrant illégalement aux États-Unis par la frontière sud a augmenté au cours des deux premiers mois du mandat de Joe Biden.
« Nous aurons bientôt plus d’ individus à la frontière sud-ouest que nous n’en avons eu au cours des 20 dernières années », a-t-il déclaré dans un communiqué.
M. Mayorkas, dont le ministère supervise les douanes et la protection des frontières, l’immigration et l’application des douanes, défend l’administration Biden face à ce que certains décrivent comme une crise croissante le long de la frontière américano-mexicaine. En effet, selon les républicains, les mesures de Joe Biden visant à annuler les décrets d’immigration de l’ère Trump servent surtout de tapis rouge aux immigrés clandestins. De leur côté, les responsables de la Maison-Blanche et les principaux démocrates, dont la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, affirment que cette crise a été déclenchée par l’administration Trump.
« Évidemment tout se focalise sur la frontière sud-ouest », a ajouté M. Mayorkas. « La situation à la frontière sud-ouest est difficile. Nous travaillons 24 heures sur 24 pour gérer tout ça et nous continuerons de le faire. C’est notre travail. Nous progressons et nous exécutons notre plan. »
M. Mayorkas a évité d’utiliser le terme de « crise » malgré les appels faits à son administration pour qu’elle emploie des mots plus forts.

Des immigrés clandestins traversent la rivière Bravo pour arriver à El Paso au Texas. Ils viennent de Juarez dans l’État de Chihuahua au Mexique, le 5 février 2021. (Herika Martinez / AFP via Getty Images)
« Nous ne faiblirons pas non plus dans nos valeurs et nos principes en tant que nation », a-t-il ajouté. « Notre objectif est d’avoir un système d’immigration sûr, légal et ordonné ; un système basé sur nos priorités fondamentales : la sécurité de nos frontières, faire face au sort des enfants comme l’exige la loi et permettre aux familles d’être ensemble. Comme l’a noté le président dans son décret, la sécurisation de nos frontières ne nous oblige pas à ignorer l’humanité de ceux qui cherchent à les franchir. Nous sommes à la fois une nation de lois et une nation d’immigrants. C’est l’une de nos traditions dont nous sommes les plus fiers. »
Un camp de tentes géré par la patrouille frontalière de Donna, à environ 800 km au sud de Dallas, accueille plus de 1 000 enfants et adolescents, certains âgés d’à peine 4 ans. Selon les déclarations faites à l’Associated Press par les avocats en charge des procédures judiciaires, les enfants affirment que les tentes sont bondées, que certains doivent dormir par terre tandis que d’autres n’ont pas accès aux douches en cinq jours.
Le gouverneur républicain du Texas, Greg Abbott, a publié lundi une déclaration affirmant que « les politiques de porte ouverte imprudentes de l’administration Biden ont créé une crise humanitaire pour les mineurs non accompagnés traversant la frontière ». Selon lui, « les politiques [de Biden] mettent en danger la santé et la sécurité des Texans, elles mettent aussi les enfants en danger, car ils risquent de tomber dans les mains des cartels et des trafiquants d’êtres humains ».
vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.
Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.
Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.
Ihre Epoch Times - Redaktion