Eure : pourquoi les agriculteurs déversent du fumier devant les grandes surfaces

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L'Intermarché au Neubourg a fait partie des cibles des agriculteurs et a reçu des bennes de fumier en pleine nuit devant son entrée. (Capture d'écran/Google Maps)
Von 27 février 2021

Quatre supermarchés de l’Eure, tous de l’enseigne Intermarché, ont été la cible de la colère des agriculteurs dans la nuit du mercredi 24 février. L’action des syndicats d’agriculteurs, qui ont déversé des tonnes de fumier devant les grandes surfaces, visait à dénoncer la politique des prix trop bas.

Armés de leurs remorques pleines de fumier, des agriculteurs ont coordonné leur action au Neubourg, à Bernay, à Conches-en-Ouche et à Pont-Audemer. Ils ont déversé le contenu de leurs bennes devant les portes des magasins Intermarché de ces quatre communes. Au Neubourg, l’intervention a mobilisé une vingtaine d’agriculteurs et quatre tracteurs, rapporte Le Courrier de l’Eure.

Le message envoyé par les agriculteurs à la grande distribution est simple : recevoir un prix juste qui leur permet de vivre dignement de leur travail, tel que prévu par la loi EGalim, promulguée en novembre 2018.

Avec cette loi, « on s’était tous mis d’accord, producteurs, consommateurs et distributeurs sur un prix prenant en compte le coût de production avec une marge pour le consommateur, et pour le distributeur. Aujourd’hui cet aspect n’est pas respecté par Intermarché avec ses filières à l’étranger qui contournent cette loi », indique à France 3 Laurent Duclos, producteur ainsi que responsable de la section lait au sein de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) de l’Eure.

Alors que les négociations se poursuivent jusqu’au 1er mars pour fixer les prix avec la grande distribution, les agriculteurs souhaitent que leur travail soit rémunéré à un prix correspondant aux coûts de production de leurs exploitations.

« Les trésoreries des éleveurs se détériorent depuis quelques mois. Nos charges augmentent beaucoup. On voit nos prix se tasser, on a perdu 10 euros par rapport à 2020 », indique Laurent Duclos, qui demande que les prix augmentent alors qu’ils baissent. « Aujourd’hui c’est la guerre des prix. »

D’autres actions similaires ont eu lieu ailleurs en France dans les derniers jours, visant des enseignes telles que Lidl, Aldi, Leclerc ou Intermarché. Par exemple, une quinzaine de grandes surfaces du Maine-et-Loire se sont retrouvées avec des tas de fumier devant leurs portes au matin du 24 février, rapporte Ouest-France.



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