Eure : il a été renvoyé chez lui après un passage aux urgences, alors qu’il venait de faire un AVC

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(Crédit photo Grimm/Bongarts/Getty Images)
Von 10 mars 2025

Après un passage aux urgences de l’hôpital de Gisors (Eure), un homme a été renvoyé chez lui alors qu’il venait de faire un AVC (accident vasculaire cérébral). Le verdict est tombé une semaine plus tard.

Une femme dont le mari a été victime d’un AVC en novembre 2024, a témoigné ce lundi de la malheureuse expérience vécue lors du passage de ce dernier au service des urgences de Gisors (Eure). « Ils ont laissé sortir mon mari qui venait de faire un AVC avec comme seul traitement du Doliprane et du Tanganil, un médicament pour les vertiges », a déploré cette habitante de Sérifontaine (Oise) auprès de L’Impartial.

« J’ai même tenté d’alerter le personnel soignant »

Pourtant, ce soir du 8 novembre 2024 en arrivant aux urgences, l’homme avait des symptômes similaires à ceux d’un AVC. Après avoir examiné le scanner du patient, le médecin a cependant estimé qu’il n’y avait rien de préoccupant dans son état de santé et il l’a donc renvoyé chez lui.

En venant le chercher, son épouse a « tout de suite vu que ce n’était pas possible de le laisser sortir dans cet état ». « Paniquée, j’ai même tenté d’alerter le personnel soignant. Mais rien n’y a fait. Il a fallu rentrer à la maison », raconte-t-elle.

Mais l’état de santé de l’homme ne s’est pas amélioré et sa femme, très inquiète, a décidé de faire appel à un autre médecin. Six jours plus tard, elle a enfin pu obtenir un rendez-vous en région parisienne. Après avoir réalisé une IRM (Imagerie par résonance magnétique) – examen qui n’avait pas pu être effectué aux urgences de Gisors faute d’appareil – le diagnostic est tombé. Il s’agissait effectivement d’un AVC.

Pourquoi aucune prescription d’IRM n’a-t-elle été prescrite ?

Que s’est-il donc passé au sein du service des urgences de Gisors dans la nuit du 8 au 9 novembre 2024 ? Nos confrères, qui ont pu consulter un document émis par la direction de l’hôpital de Gisors, mentionnent que le service avait été particulièrement chargé ce soir-là. Le médecin aurait par ailleurs « manqué » un élément, à savoir une « petite image hypodense de l’amygdale cérébelleuse droite, non décrite sur le scanner réalisé sur la garde du 8 au 9 novembre 2024 ». La direction de l’hôpital mentionne cependant qu’un « scanner négatif n’élimine en rien formellement un AVC » et que seul une IRM complémentaire « est l’examen le plus sensible ».

La femme du patient peine toutefois à comprendre pourquoi « aucune prescription d’IRM n’a été réalisée à l’issue du passage aux urgences ».

Interrogée par L’Impartial, la direction du Pôle sanitaire du Vexin n’a pas répondu aux sollicitations du média. Quant à la famille du patient, elle a signifié à nos confrères initier un recours auprès du tribunal administratif.



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