Finistère : un agriculteur lutte contre l’assèchement des sols en plantant des arbres

Titelbild
Illustration (Edward Smith/Getty Images)
Von 13 mai 2022

Passionné par l’agroforesterie, un agriculteur du nord-Finistère a décidé de planter des arbres pour lutter contre la sécheresse qui sévit de plus en plus souvent. Une technique que les paysans d’autrefois utilisaient, avant que le modèle agro-industriel des années 70 ne coupe de nombreux arbres sur les parcelles. 

Jean-Yves Masson est éleveur de vaches laitières et producteur de légumes. Basé à Saint-du-Doigt, dans le Finistère, il s’est mis à l’agroforesterie afin de lutter contre l’assèchement des sols, ainsi que le rapporte France 3 Bretagne.

« Avant on abattait les arbres pour agrandir les parcelles »

L’éleveur considère que pour lutter contre ce phénomène récurrent des sécheresses, l’agroforesterie est une solution idéale et respectueuse. Et cet exploitant n’est pas le seul à pratiquer cette technique dans le département.

Cette pratique, qui associe arbres, cultures et animaux sur un même terrain, permet ainsi de garder les cultures et les vaches au frais. « Avant on abattait les arbres pour agrandir les parcelles. Faire le chemin inverse, c’est une solution durable au profit des générations futures », précise-t-il, désireux également de laisser à ces dernières un patrimoine forestier.

Il a planté 350 arbres « à raison d’un arbre tous les six mètres »

Pas moins de 350 arbres viennent d’être plantés, « à raison d’un arbre tous les six mètres, ça représente deux kilomètres de rangées », précise l’agriculteur, ajoutant qu’ils ont été plantés « dans le sens Nord-Sud ». Avec lui, rien n’a été laissé au hasard. « Quand le soleil se lève, on va pouvoir conserver un maximum de rosée sur l’herbe pour qu’elle sèche moins. Pareil au moment du coucher de soleil : l’ombre sera portée le plus loin possible sur les champs », détaille-t-il à France 3.

Il explique avoir même planté du mûrier blanc et du frêne. Car si un jour ses vaches n’ont plus rien à manger à cause d’une trop forte sécheresse, elles pourront alors se nourrir des feuilles de ces deux variétés. « Il suffira de couper les branches », indique l’expert en la matière.

L’arbre, qui conserve l’eau autour de lui, a la faculté d’aller la chercher « en profondeur avec ses racines », précise encore l’éleveur, ajoutant que ses feuilles, « apportent des oligo-éléments au sol » lorsqu’elles tombent à l’automne. L’homme souligne avoir aussi planté des aulnes car ils peuvent « prendre l’azote de l’air et le restituer dans ses racines », créant ainsi une « symbiose entre l’arbre et les cultures ».

***
Chers lecteurs,
Abonnez-vous à nos newsletters pour recevoir notre sélection d’articles sur l’actualité.
https://www.epochtimes.fr/newsletter



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion