Fonds Marianne: des proches de Samuel Paty dénoncent «les manœuvres d’évitement» de Marlène Schiappa

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La secrétaire d'État à l'économie sociale et à la vie associative Marlène Schiappa. (BERTRAND GUAY/AFP via Getty Images)
Von 15 juin 2023

Une partie de la famille de Samuel Paty, professeur assassiné en octobre 2020 dans un attentat islamiste, a critiqué jeudi les « manœuvres d’évitement » de la secrétaire d’État auprès de la Première ministre Marlène Schiappa sur la gestion du Fonds Marianne.

« Elle tente de dégager sa responsabilité, elle ne répond pas aux questions. Ce fonds a été créé suite à l’assassinat de Samuel Paty, le nom de Samuel Paty est largement usité dans les prétendus travaux du fonds, ces fonds ont été détournés, c’est purement et simplement abject », a déclaré sur Radio classique leur avocate, Me Virginie Le Roy. Selon elle, Mme Schiappa s’est mise sur la défensive mais sans apporter « aucune réponse » : « ce n’est pas digne du sujet, pas digne d’une ministre », a encore asséné Me Le Roy.

Lancé le 20 avril 2021 par Marlène Schiappa, alors ministre déléguée à la Citoyenneté, après le choc causé par l’assassinat de Samuel Paty, ce fonds a été initialement doté de 2,5 millions d’euros. Il visait à financer des associations promouvant les valeurs de la République pour lutter contre le « séparatisme » et l’islam radical sur les réseaux sociaux.

Deux enquêtes judiciaire et parlementaire

Trois ans après sa création, il est au cœur de deux enquêtes, judiciaire et parlementaire, et critiqué par la famille de Samuel Paty. Mme Schiappa, secrétaire d’État auprès de la Première ministre, chargée de l’Économie sociale et solidaire et de la Vie associative, a été entendue mercredi sur le sujet par une commission d’enquête du Sénat. Le Sénat devrait par ailleurs donner son feu vert à la création d’une commission d’enquête sur l’assassinat de Samuel Paty le 16 octobre 2020 à la sortie de son collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par un jeune islamiste radical.

La conférence des présidents du Sénat en a acté le principe mercredi avant un vote en séance plénière attendu jeudi. « C’est un soulagement mais aussi le désir ardent que soit répondu à des questions », a commenté Me Le Roy. Cette commission d’enquête est demandée par une partie de la famille Paty qui souhaite faire établir « les failles » qui ont permis l’assassinat de l’enseignant.

L’avocate a évoqué « des dysfonctionnements à tous les niveaux, concernant aussi bien le ministère de l’Éducation nationale que celui de l’Intérieur. Un loupé général, avec des conséquences dramatiques ». Selon elle, Samuel Paty avait été « ostracisé au sein de son établissement », « traité comme le paria » par certains fonctionnaires de l’Éducation nationale et « on lui a dit qu’il avait mal fait son boulot ».



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