France : retrouver des marges de compétitivité

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Le port de marchandises du Havre. Le manque de compétitivité française a pesé sur son commerce extérieur. (KENZO TRIBOUILLARD/AFP/Getty Images)
Von 15 mars 2016

Selon une étude publiée le 10 mars par France Stratégie, la compétitivité française serait en train de se rééquilibrer, même si son redressement reste encore timide. D’après le think tank gouvernemental, l’écart de compétitivité-coût s’est réduit ces dernières années et les entreprises commencent à reconstituer leurs marges. Une tendance qui serait appuyée par une loi prévue en juin, visant à redonner de l’élan aux 71 pôles de compétitivité français.

Vers une stabilisation de la compétitivité

« Tout au long de la décennie 2000, la compétitivité de la France s’est dégradée, avec pour conséquences l’accumulation de déficits extérieurs », a rapporté la semaine dernière l’organisme d’expertise France Stratégie, rattaché à Matignon. La France aurait même, en 2011, enregistré le solde commercial le plus déficitaire de son histoire.

Un rééquilibrage s’observerait cependant ces dernières années grâce à la mise en place du Pacte de responsabilité et du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) et à une conjoncture économique plus favorable. Ainsi les parts de marché françaises se seraient stabilisées, un déficit commercial diminué et l’écart de compétitivité-coût avec l’Allemagne – principal concurrent sur les marchés tiers, se serait réduit.

La France toujours en retard sur ses voisins européens

L’Hexagone souffre pourtant toujours d’une « perception négative des investisseurs étrangers ». Ils seraient réticents aux difficultés de la France avec « le coût du travail, la complexité administrative et fiscale, la conflictualité du dialogue social et la rigidité du temps du travail ». Ainsi, son attractivité se retrouve dégradée par rapport à celle de l’Allemagne ou du Royaume-Uni.

L’Hexagone souffre d’une perception négative des investisseurs étrangers.

France Stratégie                                                                                                                             

Si le rapport compétitivité-coût du pays s’est nettement redressé, il est aussi menacé par la concurrence de l’Espagne et de l’Italie dont les dernières politiques de modération salariale sont « plus vigoureuses qu’en France ».

Le dernier enjeu se situe dans le renforcement de la « compétitivité hors coût », c’est-à-dire l’amélioration de la qualité des exportations françaises, grâce à une meilleure productivité et à l’innovation. Or, selon France Stratégie, la France accuse un déficit de qualifications professionnelles et une « qualité du management » insuffisante.

Faire levier avec les pôles de compétitivité

La France compte 71 pôles de compétitivité dont on fête cette année le dixième anniversaire. Leurs objectifs sont de rassembler sur un territoire donné des sociétés de toutes tailles, des laboratoires de recherche et des établissements de formation pour créer une synergie positive, à la pointe de l’innovation. Une étude publiée le 4 mars met en évidence l’impact positif sur l’emploi de ces pôles de recherche et développement (R&D) et l’utilité d’y allouer de nouvelles aides publiques.

« En dix ans, les pôles de compétitivité ont porté 1 600 projets collaboratifs de recherche représentant un montant total de dépenses de R&D de près de 6,8 milliards d’euros cofinancés par les entreprises et l’État via un fonds dédié (24%) et les collectivités locales (16%) », a rappelé le 10 mars le ministre de l’Économie Emmanuel Macron.

« Les pôles ont fait leurs preuves, nous devons les renforcer et nous devons, en même temps, tirer les conséquences de tous ces enseignements », a-t-il précisé. Une réforme devrait être présentée dans ce sens en juin.



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