François-Xavier Bellamy opposé à la proportionnelle qui « consacre le régime des partis »

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(Photo ERIC PIERMONT/AFP/Getty Images)
Von 6 janvier 2025

L’eurodéputé François-Xavier Bellamy, vice-président des Républicains, a exprimé dimanche son opposition au scrutin à la proportionnelle qui « consacre le régime des partis » et rend « l’action » du gouvernement « très difficile », attendant de voir « comment le débat s’engage » avec le Premier ministre François Bayrou qui y est favorable.

« Quand on fait la proportionnelle, on donne aux partis une importance démesurée », a plaidé sur France 3 M. Bellamy, se disant « bien sûr » opposé à la mise en place de ce mode de scrutin pour les députés.

« Les partis sont des outils pour servir le pays »

« La proportionnelle, d’abord, elle consacre le régime des partis. Moi, je ne suis pas un homme de parti. Je crois que ce qui compte, c’est le pays. Et les partis sont des outils pour servir le pays », a-t-il insisté.

M. Bellamy a dit défendre une position « constante » de la droite sur ce sujet, revenu dans l’air du temps avec l’accession à Matignon de François Bayrou, farouche défenseur de l’instauration de la proportionnelle. Si les modalités exactes peuvent varier, la cheffe de file des députés RN Marine Le Pen demande, elle, la mise en place de ce mode de scrutin, tout comme les partis de l’alliance de gauche Nouveau Front populaire.

Et même au sein de LR, l’influent patron du Sénat, Gérard Larcher, s’est dit ouvert à la question, en contrepartie d’un retour en arrière sur le cumul des mandats locaux et parlementaires. Mais à l’Assemblée nationale, la droite y est plutôt hostile.

Le risque d’instabilité politique

Car, fait valoir M. Bellamy, « les députés qui ont été élus, réélus au scrutin majoritaire, ceux qui représentent notre famille politique à l’Assemblée nationale, ils ont défié la situation d’un parti politique qui était en très grande crise. Ils ont réussi à emporter leur élection parce qu’ils avaient la confiance des Français qui les ont élus. »

« C’est cette forme démocratique qui me paraît être saine », a-t-il poursuivi.

De plus, a-t-il encore plaidé en pointant « la situation actuelle » de morcellement de l’Assemblée et d’instabilité politique, « le grand danger serait qu’on bascule durablement dans cette situation à cause de la proportionnelle ». Cette configuration « est très pénible pour le pays, elle rend l’action très difficile », a-t-il ajouté.



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