Frelon asiatique : un apiculteur breton a inventé un piège révolutionnaire qui capture les reines

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Un frelon asiatique pourchasse une abeille près d'une ruche. (JEAN-FRANCOIS MONIER/AFP via Getty Images)
Von 8 mai 2021

Apiculteur à Locmélar (Finistère), Denis Jaffré a inventé un piège ingénieux pour capturer les frelons asiatiques qui menacent les abeilles. Après avoir remporté le premier prix au concours Lépine en 2018, il a commercialisé son invention.

Depuis quelques années, le frelon asiatique est le cauchemar de tout apiculteur en France et ailleurs en Europe, puisque ce dernier capture les abeilles près de ruches pour en nourrir ses larves.

« Je l’ai vu pour la première fois en 2009 autour de mes ruches. On vivait avec. Mais en 2016, j’ai perdu 35 colonies sur une centaine », raconte à 20 Minutes Denis Jaffré, qui a connu un véritable traumatisme à cette époque. « J’y pensais jour et nuit. »

Le système de capture a été mis au point par l’apiculteur en l’espace de quatre mois, puis le prototype a été reproduit grâce à une imprimante 3D. L’invention vaudra à l’apiculteur de remporter le prix de l’innovation au concours Lépine en 2018.

« J’ai beaucoup étudié les frelons pour mieux les comprendre. J’ai capturé des reines et je les ai marquées pour mieux les observer. Au printemps, elles se battent pour avoir un nid. Si on arrive à les capturer, on empêche les colonies de se développer », explique l’inventeur breton.

Le piège capture en effet les reines des frelons asiatiques – jusqu’à 150 reines au printemps – tout en laissant les abeilles et autres insectes sortir et échapper à leurs prédateurs, le tout sans aucun produit chimique nuisible à l’environnement.

Commercialisée par son entreprise Jabeprobe qui emploie maintenant six salariés, l’invention de Denis Jaffré connaît un immense succès, à tel point qu’il a dû annuler des commandes parce qu’il n’arrive pas à répondre à la demande. L’apiculteur vend son piège par l’intermédiaire de son site Internet mais aussi sur le marché de Landivisiau. « Les particuliers viennent au rendez-vous pour s’équiper et protéger leurs jardins », remarque-t-il, en entrevue au Parisien.

Denis Jaffré estime que détruire des nids de frelons asiatiques avec des produits chimiques ne sert pas à grand-chose, puisque les reines vont s’installer ailleurs. « En 2019 dans le Finistère, on a détruit 6 000 nids. Et pourtant, il y en a toujours autant. Cela montre bien que le curatif n’a aucun effet sur la prolifération de l’espèce », assure l’inventeur breton.

Heureusement, de plus en plus de communautés de communes achètent des dizaines de ses pièges afin de régler le problème. Ainsi, Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) et Landerneau-Daoulas (Finistère) ont par exemple investi dans les pièges de Denis Jaffré.

Pour le moment, ce n’est toutefois pas encore assez. « Il serait bon peut-être de passer à un cap supérieur », déclare l’apiculteur. « Il faut aller vers une lutte collective qui consiste à réaliser un maillage des territoires, […] détruire les reines (des frelons) au printemps, de façon à réguler l’espèce pour qu’elle ne soit plus une menace pour personne. »



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