Frontière irlandaise : la proposition de Londres « ne convient pas » à l’UE

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Photo Charles McQuillan/Getty Images.
Von 8 juin 2018

La proposition de Londres pour régler la question de la frontière irlandaise après le Brexit « ne convient pas » à l’UE, a déclaré vendredi le négociateur en chef européen Michel Barnier devant la presse. La solution transmise jeudi à Bruxelles par le gouvernement britannique « ne correspond pas à ce que nous souhaitons et à ce que souhaitent l’Irlande et l’Irlande du Nord » pour éviter le retour à une frontière physique entre les deux entités, a martelé M. Barnier.

L’UE exige que soit inscrite dans le futur accord de retrait du Royaume-Uni une solution dite de « backstop ». Il s’agit d’un « filet de sécurité » qui s’appliquerait faute de meilleure solution négociée entre entre Londres et Bruxelles, prévoyant un alignement réglementaire de l’Irlande du Nord sur l’Union après le Brexit. « Cela doit être une garantie qui fonctionne dans toutes les circonstances », a insisté le négociateur européen. Une solution limitée dans le temps ne « me convient pas » et le « backstop ne peut pas être étendu à tout le Royaume-Uni », a poursuivi M. Barnier.

Il répondait à la proposition de « plan B » formulée jeudi par Londres pour régler la question irlandaise, à savoir que le « backstop » soit « limité dans le temps », jusqu’à de futurs arrangements plus satisfaisants avec l’UE que Londres « s’attend » à voir entrer en vigueur d’ici à la fin 2021. La question de la frontière irlandaise reste l’un des points les plus épineux dans les négociations sur le Brexit entre Bruxelles et Londres. Elle devra être réglée « d’ici l’automne » en même temps que tous les autres points en discussion, a insisté Michel Barnier, afin que l’accord de retrait puisse être ratifié d’ici à la date prévue du Brexit, fin mars.

« La seule question que je pose c’est : s’il s’agit d’être temporaire, est-ce un vrai backstop ? Je dis non », a expliqué Michel Barnier. Le Français a toutefois assuré ne pas « rejeter » la proposition britannique. « Je ne rejette rien, je pose des questions et j’indique les problèmes pour qu’on ne fasse pas fausse route », a-t-il affirmé.

Selon la vision européenne du « backstop », « l’Irlande du Nord ferait partie de notre territoire douanier. Ce qui est faisable pour un territoire de la taille de l’Irlande du Nord n’est pas nécessairement faisable pour l’ensemble du Royaume-Uni », a expliqué M. Barnier, faisant l’éloge du « pragmatisme ». Il a souligné qu’il était plus facile de pratiquer des contrôles à bord des ferries plutôt que tout le long d’une frontière de 500 kilomètres. L’UE veut s’appuyer sur « des arrangements et des infrastructures déjà existantes » entre le reste du Royaume-Uni et l’Irlande du Nord.

DC avec AFP



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