Gaza : « de très nombreuses structures de santé littéralement débordées »

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Un jeune Palestinien blessé lors d'une frappe israélienne est sorti du service des urgences après avoir reçu les premiers soins à l'hôpital indonésien de Beit Lahia, dans le nord de la bande de Gaza, le 18 mars 2025. (BASHAR TALEB/AFP via Getty Images)
Von 18 mars 2025

De « très nombreuses structures de santé » à Gaza sont « littéralement débordées » après de nouveaux bombardements israéliens, a indiqué mardi la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, l’OMS faisant état de son côté de pénurie de médicaments.

« Les équipes du Croissant-Rouge palestinien se sont mobilisées pendant les attaques de la nuit », a déclaré un porte-parole de la FICR, Tommaso Della Longa, ajoutant que ces équipes se sont occupées de 150 décès et de 179 personnes blessées dont des enfants.

Des Palestiniens en deuil prient devant les corps des victimes des frappes aériennes israéliennes de la nuit sur la bande de Gaza à l’hôpital arabe Al-Ahli, également connu sous le nom d’hôpital baptiste, dans la ville de Gaza, avant leur enterrement, le 18 mars 2025. (OMAR AL-QATTAA/AFP via Getty Images)

Une arrivée de patients en trop grand nombre

« Ce matin, nos collègues du Croissant palestinien nous ont dit que de nombreux établissements médicaux étaient littéralement débordés dans toute la bande de Gaza », a-t-il ajouté au cours d’un point presse.

Une femme pleure à côté de son parent, blessé dans une frappe israélienne, à l’hôpital Al-Ahli Arab, également connu sous le nom d’hôpital baptiste, dans la ville de Gaza le 18 mars 2025. (OMAR AL-QATTAA/AFP via Getty Images)

Cette situation est due au nombre de patients qui arrivent et au manque de médicaments, a-t-il expliqué.

Des hommes pleurent les corps de leurs proches tués lors d’une frappe israélienne, à l’hôpital arabe Al-Ahli, également connu sous le nom d’hôpital baptiste, dans la ville de Gaza, le 18 mars 2025. (OMAR AL-QATTAA/AFP via Getty Images)

Des frappes intenses

Israël a mené dans la nuit les frappes les plus intenses depuis le début de la trêve avec le Hamas, le 19 janvier, en accusant le mouvement terroriste islamiste de bloquer la suite des pourparlers et de refuser de libérer les otages retenus à Gaza.

Des chars de combat Merkava de l’armée israélienne se déplacent dans le sud d’Israël, le long de la barrière frontalière avec le nord de la bande de Gaza, le 18 mars 2025. (MENAHEM KAHANA/AFP via Getty Images)

Pénurie critique de médicaments 

Le porte-parole de la FICR a indiqué que « la situation se détériore rapidement » car « depuis le début du mois de mars, nous n’avons reçu aucune autre aide, aucun autre médicament », alors que le gouvernement israélien bloque l’entrée de l’aide à Gaza depuis le 2 mars.

Des camions transportant de l’aide humanitaire sont alignés du côté égyptien du poste frontière de Rafah avec la bande de Gaza, le 2 mars 2025, après qu’Israël a suspendu l’entrée des fournitures dans l’enclave palestinienne. (AFP via Getty Images)

« Bien sûr, l’arrivée de l’aide pendant 6 semaines, y compris de médicaments et de matériel médical, a été très positive, mais cela n’a pas suffi à reconstituer tous les stocks », a-t-il relevé.

Après le cessez-le-feu du 19 janvier, Israël a laissé l’aide humanitaire rentrer plus facilement dans Gaza permettant de soulager quelque peu la population mais a rétabli un blocus total le 2 mars.

Risque de ne pas pouvoir fournir des traitements médicaux

Pour sa part, un porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tarik Jasarevic, a souligné aussi le manque de médicaments dans le territoire palestinien. En « raison de cette pénurie de médicaments, il y a un risque que les travailleurs de la santé ne puissent pas fournir de traitement pour différentes conditions médicales, pas seulement pour les blessures traumatiques ».

« Nous avons quelque 16 camions à Al-Arish (en Égypte, NDLR) qui sont prêts à entrer » dans Gaza, a-t-il dit. « Nous avons besoin d’avoir un accès, et nous avons besoin évidemment d’un cessez-le-feu » parce que la situation actuelle est « encore une fois juste plus de souffrance pour le peuple palestinien ».

Moins d’ambulances par manque de fuel

Le manque de fuel, qui est également interdit d’entrée à Gaza depuis début mars, pose également problème, selon le porte-parole de la FICR. « Moins d’ambulances sont en mesure d’opérer et le bombardement de ce matin a vu les ambulances intervenir dans toute la bande de Gaza, ce qui signifie que les réserves de fuel ont encore chuté », a expliqué M. Della Longa.



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